En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 

ECO.png

ECOLogo.png

 
 

Les 5 dernières nouvelles


De nombreux essais sont en cours sur le remdesivir, ainsi que sur d’autres médicaments,  mais la nouvelle de l’échec de cet essai est un coup dur pour la communauté scientifique

L’antiviral remdesivir du laboratoire américain Gilead Sciences a échoué à améliorer l’état de malades de Covid-19, selon les résultats d’un des premiers essais cliniques sur le médicament en Chine et publiés prématurément, a rapporté jeudi le Financial Times.

Coup dur pour la communauté scientifique

Un résumé des résultats de l’essai clinique a été publié, avant d’être retiré, sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’après le quotidien britannique.

De nombreux essais sont en cours sur le remdesivir, ainsi que sur d’autres médicaments, mais la nouvelle de l’échec de cet essai est un coup dur pour la communauté scientifique, qui fondait beaucoup d’espoir sur cet antiviral en attendant un vaccin contre le Covid-19, pas avant l’an prochain.

Ces résultats décevants interviennent également au moment où de nombreux pays planchent sur leurs scénarios de déconfinement, ce qui ne serait pas de nature à rassurer les populations.

"Le remdesivir n’améliore pas l’état des malades"

L’essai chinois a montré que "le remdesivir (…) n’améliore pas l’état des malades et ne réduit pas la présence de l’agent pathogène dans le système sanguin", affirme le FT, citant le document publié sur le site de l’OMS. L’OMS a indiqué au site spécialisé Stat que l’étude avait été publiée par erreur sur le site avant d’avoir été évaluée par un comité de lecture.

237 malades ont participé à l’étude, réalisée selon la méthode la plus rigoureuse, un essai dit "randomisé", avec un groupe de patients traités (158) et un groupe témoin (79 malades traités selon les standards de soins mais sans le médicament dont on cherche à connaître l’efficacité).

Les chercheurs sont en outre parvenus à la conclusion que le traitement de Gilead Sciences pouvait avoir des effets secondaires "importants", de sorte qu’ils ont interrompu assez vite le traitement pour 18 malades.

Outre la Chine, le remdesivir est également dans la phase des essais cliniques aux États-Unis et en Europe dans le grand essai Discovery. Les résultats sont attendus prochainement.

SOURCE https://www.sudouest.fr/2020/04/23/covid-19-l-essai-clinique-de-l-antiviral-remdesivir-est-un-echec-6863746-10997.php

Par SudOuest.fr avec AFP

 

Lire la suite

De nombreux essais sont en cours sur le remdesivir, ainsi que sur d’autres médicaments,  mais la nouvelle de l’échec de cet essai est un coup dur pour la communauté scientifique

L’antiviral remdesivir du laboratoire américain Gilead Sciences a échoué à améliorer l’état de malades de Covid-19, selon les résultats d’un des premiers essais cliniques sur le médicament en Chine et publiés prématurément, a rapporté jeudi le Financial Times.

Coup dur pour la communauté scientifique

Un résumé des résultats de l’essai clinique a été publié, avant d’être retiré, sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’après le quotidien britannique.

De nombreux essais sont en cours sur le remdesivir, ainsi que sur d’autres médicaments, mais la nouvelle de l’échec de cet essai est un coup dur pour la communauté scientifique, qui fondait beaucoup d’espoir sur cet antiviral en attendant un vaccin contre le Covid-19, pas avant l’an prochain.

Ces résultats décevants interviennent également au moment où de nombreux pays planchent sur leurs scénarios de déconfinement, ce qui ne serait pas de nature à rassurer les populations.

"Le remdesivir n’améliore pas l’état des malades"

L’essai chinois a montré que "le remdesivir (…) n’améliore pas l’état des malades et ne réduit pas la présence de l’agent pathogène dans le système sanguin", affirme le FT, citant le document publié sur le site de l’OMS. L’OMS a indiqué au site spécialisé Stat que l’étude avait été publiée par erreur sur le site avant d’avoir été évaluée par un comité de lecture.

237 malades ont participé à l’étude, réalisée selon la méthode la plus rigoureuse, un essai dit "randomisé", avec un groupe de patients traités (158) et un groupe témoin (79 malades traités selon les standards de soins mais sans le médicament dont on cherche à connaître l’efficacité).

Les chercheurs sont en outre parvenus à la conclusion que le traitement de Gilead Sciences pouvait avoir des effets secondaires "importants", de sorte qu’ils ont interrompu assez vite le traitement pour 18 malades.

Outre la Chine, le remdesivir est également dans la phase des essais cliniques aux États-Unis et en Europe dans le grand essai Discovery. Les résultats sont attendus prochainement.

SOURCE https://www.sudouest.fr/2020/04/23/covid-19-l-essai-clinique-de-l-antiviral-remdesivir-est-un-echec-6863746-10997.php

Par SudOuest.fr avec AFP

 

Fermer


Les deux établissements du Poitou participent à l’étude lancée par le CHU d’Angers pour savoir si le traitement préconisé par le désormais fameux professeur Raoult a ou non un impact sur les malades du Covid.

Oui ou non l’hydroxychloroquine a-t-elle un impact sur les patients atteints par le Covid-19 ? C’est à cette question que cherche à répondre l’étude Hycovid lancée par le CHU d’Angers avec le CHU de Poitiers, le centre hospitalier de Niort et une trentaine d’autres hôpitaux français pour mettre fin au débat sur l’efficacité de ce traitement préconisé par le professeur Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille.

Depuis le jeudi 2 avril 2020, les patients de plus de 75 ans à haut risque d’aggravation et souffrant du Covid-19 sont sollicités lors de leur admission au CHU de Poitiers. La moitié de ceux qui sont volontaires pour participer à l’étude recevra le traitement à l’hydroxychloroquine tandis que l’autre moitié prendra un placebo, c’est-à-dire un faux médicament sans aucun effet.
« Le b.a.-ba pour une étude scientifique »Le tout en « double aveugle ». Autrement dit sans que le médecin ni le patient ne sachent si la molécule est ou non présente dans les comprimés.

« Ça n’a rien d’extraordinaire, c’est le b.a.-ba pour une étude scientifique, explique le professeur France Roblot, cheffe du service des maladies infectieuses du CHU de Poitiers. Quand vous testez l’efficacité d’un médicament, il faut toujours avoir ce qu’on appelle un groupe témoin, un groupe de patients qui n’est pas traité. Sinon, on ne peut rien conclure de l’étude, on ne peut pas dire si l’évolution des malades est spontanée ou s’il y a un lien avec le traitement. »

C’est d’ailleurs ce que reproche la communauté scientifique aux travaux du professeur Raoult : son étude ne comportait pas de groupe témoin et ne portait que sur un échantillon de vingt-quatre patients. « Les spécialistes sont assez unanimes ; au 21e siècle, on fait de la médecine basée sur les preuves, pas sur l’impression, ajoute le professeur Roblot. Le problème, c’est qu’en communiquant sans attendre les résultats d’une véritable étude, on a instillé l’idée que c’était un médicament miracle. »
Sur 1.300 patientsL’étude pilotée par le CHU d’Angers portera sur 1.300 patients au total. La charge virale des patients volontaires sera contrôlée au bout de trois jours, de cinq jours et de vingt-huit jours. « On va contrôler la quantité de virus qui circule dans les prélèvements respiratoires, précise la spécialiste poitevine. Il est important de faire baisser la charge virale mais il faut aussi suivre l’état de santé global du patient. »

Cette étude est menée en parallèle de l’essai clinique européen Discovery portant sur quatre traitements expérimentaux. Les premières observations sont espérées pour la mi-avril en fonction du nombre de patients inclus et des conclusions sont attendues dès la fin du mois. Si elles démontraient rapidement l’efficacité de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, l’étude pourrait être interrompue plus tôt que prévu pour permettre à tous les patients de bénéficier du traitement.

La Nouvelle République

https://www.lanouvellerepublique.fr/niort/le-chu-de-poitiers-et-l-hopital-de-niort-veulent-mettre-fin-au-debat-sur-l-hydroxychloroquine

Publié le | Mis à jour le 

Lire la suite

Les deux établissements du Poitou participent à l’étude lancée par le CHU d’Angers pour savoir si le traitement préconisé par le désormais fameux professeur Raoult a ou non un impact sur les malades du Covid.

Oui ou non l’hydroxychloroquine a-t-elle un impact sur les patients atteints par le Covid-19 ? C’est à cette question que cherche à répondre l’étude Hycovid lancée par le CHU d’Angers avec le CHU de Poitiers, le centre hospitalier de Niort et une trentaine d’autres hôpitaux français pour mettre fin au débat sur l’efficacité de ce traitement préconisé par le professeur Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille.

Depuis le jeudi 2 avril 2020, les patients de plus de 75 ans à haut risque d’aggravation et souffrant du Covid-19 sont sollicités lors de leur admission au CHU de Poitiers. La moitié de ceux qui sont volontaires pour participer à l’étude recevra le traitement à l’hydroxychloroquine tandis que l’autre moitié prendra un placebo, c’est-à-dire un faux médicament sans aucun effet.
« Le b.a.-ba pour une étude scientifique »Le tout en « double aveugle ». Autrement dit sans que le médecin ni le patient ne sachent si la molécule est ou non présente dans les comprimés.

« Ça n’a rien d’extraordinaire, c’est le b.a.-ba pour une étude scientifique, explique le professeur France Roblot, cheffe du service des maladies infectieuses du CHU de Poitiers. Quand vous testez l’efficacité d’un médicament, il faut toujours avoir ce qu’on appelle un groupe témoin, un groupe de patients qui n’est pas traité. Sinon, on ne peut rien conclure de l’étude, on ne peut pas dire si l’évolution des malades est spontanée ou s’il y a un lien avec le traitement. »

C’est d’ailleurs ce que reproche la communauté scientifique aux travaux du professeur Raoult : son étude ne comportait pas de groupe témoin et ne portait que sur un échantillon de vingt-quatre patients. « Les spécialistes sont assez unanimes ; au 21e siècle, on fait de la médecine basée sur les preuves, pas sur l’impression, ajoute le professeur Roblot. Le problème, c’est qu’en communiquant sans attendre les résultats d’une véritable étude, on a instillé l’idée que c’était un médicament miracle. »
Sur 1.300 patientsL’étude pilotée par le CHU d’Angers portera sur 1.300 patients au total. La charge virale des patients volontaires sera contrôlée au bout de trois jours, de cinq jours et de vingt-huit jours. « On va contrôler la quantité de virus qui circule dans les prélèvements respiratoires, précise la spécialiste poitevine. Il est important de faire baisser la charge virale mais il faut aussi suivre l’état de santé global du patient. »

Cette étude est menée en parallèle de l’essai clinique européen Discovery portant sur quatre traitements expérimentaux. Les premières observations sont espérées pour la mi-avril en fonction du nombre de patients inclus et des conclusions sont attendues dès la fin du mois. Si elles démontraient rapidement l’efficacité de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, l’étude pourrait être interrompue plus tôt que prévu pour permettre à tous les patients de bénéficier du traitement.

La Nouvelle République

https://www.lanouvellerepublique.fr/niort/le-chu-de-poitiers-et-l-hopital-de-niort-veulent-mettre-fin-au-debat-sur-l-hydroxychloroquine

Publié le | Mis à jour le 

Fermer


Le service public français a réussi à mettre en place avec Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm qui doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. 

Se tenant loin des controverses suscitées par le docteur Raoult, la professeure Florence Ader explique comment les leçons d'Ebola ont été tirées. Elle pilote à Lyon un essai clinique visant à trouver un traitement contre le coronavirus. 

Des yeux bleus derrière des lunettes rondes, la professeure Florence Ader répond aux questions depuis l'hôpital de la Croix-Rousse des Hospices Civils de Lyon (HCL), "son élément". Elle est depuis un mois au cœur d'un "projet fou", loin de son quotidien habituel d'infectiologue-pneumologue.

D'emblée, elle balaie les questions polémiques autour de l'efficacité supposée de la chloroquine vantée par le Pr Didier Raoult. "Il faut s'extraire du buzz et privilégier les démarches de recherche médicale", coupe-t-elle. La Pr Ader est une des rares femmes présentes dans le débat médical actuel et choisit la discrétion face à certains de ses tonitruants confrères.

4 traitements testés sur 3200 patients en Europe

Elle préfère donc parler de la "prouesse" que le service public français a, selon elle, réussi à mettre en place avec Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm qui doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints.

"C'est l'une des grandes leçons de la crise d'Ebola de 2014. Le seul et unique essai randomisé avait été mis en place trop tard, avec seulement 72 patients".

Aujourd'hui, "pouvoir monter en temps réel un essai clinique de ce type est vraiment porteur d'espoir". La France est capable en même temps de "déployer sur le territoire un maillage médical pour traiter les patients et de coordonner une organisation de recherche nationale pour apporter une réponse la plus rapide possible".

L’Hexagone est d'ailleurs le premier pays européen à avoir mis sur pied et lancé un tel essai, insiste-t-elle. Son budget : quelques millions d'euros, financé par la Direction générale de l'offre de soins du ministère de la Santé. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit aussi lancer son grand essai, "Solidarity", mais il en est encore à la phase préparatoire. 

"Aucune concession" 

Discovery a commencé depuis une semaine. Il inclut à ce jour 123 patients dans sept centres hospitaliers. Certains médecins ont fait part à la presse, ces derniers jours, de problèmes pour convaincre des malades du Covid-19, qui voulaient du Plaquénil (dérivé de la chloroquine) et rien d'autre. Mais non, assure-t-elle, il n'y a "pas de difficultés" à trouver des volontaires. 

Chaque participant se voit allouer l'un des quatre traitements testés ou des soins standard, de manière aléatoire, après une randomisation numérique. 

Sont testés : le remdesivir (antiviral conçu initialement pour Ebola), le lopinavir en combinaison avec le ritonavir (des anti-VIH), la même combinaison mais associée à l'interféron bêta pour tenter de baisser le processus inflammatoire et l'hydroxychloroquine (cousin de la chloroquine, mais présentant moins de risque de toxicité, cet anti-paludéen a l'avantage d'être connu et bon marché).

Et elle insiste: "nous n'avons pour l'heure aucune confirmation de la réalité de l'efficacité de ces traitements. Nous n'avons que des données disparates sur ces molécules. On a des données in vitro pour certaines, pas pour d'autres; des données sur des modèles animaux pour certaines, mais pas pour toutes, d'autres données sur des petites séries de patients, pas pour d'autres". 

D'où pour elle l'importance de ne faire "aucune concession" et assurer le même niveau d'exigence malgré l'urgence d'une pandémie. "Plus les résultats seront significatifs et méthodologiquement robustes, plus le niveau de preuves sera élevé et plus on rendra service aux gens", assume Florence Ader. 

Pas d'échéance précise

Même s'il est lourd, elle assure que cet essai est mené avec toute la rapidité et l'adaptabilité nécessaires au contexte. 

La Pr Ader est entourée d'une vingtaine de personnes qui travaillent d'arrache-pied. D'abord une cheffe de projet qui gère la très lourde logistique depuis un centre dans le sud: quel traitement? Envoyé à quel patient? Dans quelle ville? Et quand?

Sur le terrain, des centaines de techniciens, d'attachés de recherche, de médecins d'essai clinique collectent les données. Et charge à l'équipe de méthodologie de l'Inserm de les exploiter. 

Les premières évaluations de patients vont commencer après 15 jours de traitement, dans une semaine environ. On pourra notamment estimer si leur état clinique s'est amélioré, s'ils ont toléré le traitement.

Après analyse de ces premières données, il est possible que l'essai abandonne les tests d'un ou plusieurs des quatre traitements visiblement inefficaces pour en tester de nouveaux. Mais "il n'y a pas encore d'échéance précise, des analyses intérimaires seront régulièrement menées", conclut la Pr Ader, maintenant la pression à bonne distance.

Source : BFMTV Santé

29/03/2020 à 14h38

https://www.bfmtv.com/sante/coronavirus-a-lyon-la-professeure-ader-dirige-un-essai-clinique-crucial-1884330.html

Lire la suite

Le service public français a réussi à mettre en place avec Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm qui doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. 

Se tenant loin des controverses suscitées par le docteur Raoult, la professeure Florence Ader explique comment les leçons d'Ebola ont été tirées. Elle pilote à Lyon un essai clinique visant à trouver un traitement contre le coronavirus. 

Des yeux bleus derrière des lunettes rondes, la professeure Florence Ader répond aux questions depuis l'hôpital de la Croix-Rousse des Hospices Civils de Lyon (HCL), "son élément". Elle est depuis un mois au cœur d'un "projet fou", loin de son quotidien habituel d'infectiologue-pneumologue.

D'emblée, elle balaie les questions polémiques autour de l'efficacité supposée de la chloroquine vantée par le Pr Didier Raoult. "Il faut s'extraire du buzz et privilégier les démarches de recherche médicale", coupe-t-elle. La Pr Ader est une des rares femmes présentes dans le débat médical actuel et choisit la discrétion face à certains de ses tonitruants confrères.

4 traitements testés sur 3200 patients en Europe

Elle préfère donc parler de la "prouesse" que le service public français a, selon elle, réussi à mettre en place avec Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm qui doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints.

"C'est l'une des grandes leçons de la crise d'Ebola de 2014. Le seul et unique essai randomisé avait été mis en place trop tard, avec seulement 72 patients".

Aujourd'hui, "pouvoir monter en temps réel un essai clinique de ce type est vraiment porteur d'espoir". La France est capable en même temps de "déployer sur le territoire un maillage médical pour traiter les patients et de coordonner une organisation de recherche nationale pour apporter une réponse la plus rapide possible".

L’Hexagone est d'ailleurs le premier pays européen à avoir mis sur pied et lancé un tel essai, insiste-t-elle. Son budget : quelques millions d'euros, financé par la Direction générale de l'offre de soins du ministère de la Santé. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit aussi lancer son grand essai, "Solidarity", mais il en est encore à la phase préparatoire. 

"Aucune concession" 

Discovery a commencé depuis une semaine. Il inclut à ce jour 123 patients dans sept centres hospitaliers. Certains médecins ont fait part à la presse, ces derniers jours, de problèmes pour convaincre des malades du Covid-19, qui voulaient du Plaquénil (dérivé de la chloroquine) et rien d'autre. Mais non, assure-t-elle, il n'y a "pas de difficultés" à trouver des volontaires. 

Chaque participant se voit allouer l'un des quatre traitements testés ou des soins standard, de manière aléatoire, après une randomisation numérique. 

Sont testés : le remdesivir (antiviral conçu initialement pour Ebola), le lopinavir en combinaison avec le ritonavir (des anti-VIH), la même combinaison mais associée à l'interféron bêta pour tenter de baisser le processus inflammatoire et l'hydroxychloroquine (cousin de la chloroquine, mais présentant moins de risque de toxicité, cet anti-paludéen a l'avantage d'être connu et bon marché).

Et elle insiste: "nous n'avons pour l'heure aucune confirmation de la réalité de l'efficacité de ces traitements. Nous n'avons que des données disparates sur ces molécules. On a des données in vitro pour certaines, pas pour d'autres; des données sur des modèles animaux pour certaines, mais pas pour toutes, d'autres données sur des petites séries de patients, pas pour d'autres". 

D'où pour elle l'importance de ne faire "aucune concession" et assurer le même niveau d'exigence malgré l'urgence d'une pandémie. "Plus les résultats seront significatifs et méthodologiquement robustes, plus le niveau de preuves sera élevé et plus on rendra service aux gens", assume Florence Ader. 

Pas d'échéance précise

Même s'il est lourd, elle assure que cet essai est mené avec toute la rapidité et l'adaptabilité nécessaires au contexte. 

La Pr Ader est entourée d'une vingtaine de personnes qui travaillent d'arrache-pied. D'abord une cheffe de projet qui gère la très lourde logistique depuis un centre dans le sud: quel traitement? Envoyé à quel patient? Dans quelle ville? Et quand?

Sur le terrain, des centaines de techniciens, d'attachés de recherche, de médecins d'essai clinique collectent les données. Et charge à l'équipe de méthodologie de l'Inserm de les exploiter. 

Les premières évaluations de patients vont commencer après 15 jours de traitement, dans une semaine environ. On pourra notamment estimer si leur état clinique s'est amélioré, s'ils ont toléré le traitement.

Après analyse de ces premières données, il est possible que l'essai abandonne les tests d'un ou plusieurs des quatre traitements visiblement inefficaces pour en tester de nouveaux. Mais "il n'y a pas encore d'échéance précise, des analyses intérimaires seront régulièrement menées", conclut la Pr Ader, maintenant la pression à bonne distance.

Source : BFMTV Santé

29/03/2020 à 14h38

https://www.bfmtv.com/sante/coronavirus-a-lyon-la-professeure-ader-dirige-un-essai-clinique-crucial-1884330.html

Fermer


Source : https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-l-essai-clinique-europeen-a-debute-au-chu-de-lille-avec-5-premiers-patients-1584989254 

Le CHU de Lille fait partie des quatre hôpitaux français où débute un essai clinique à l'échelle européenne pour trouver un traitement contre le coronavirus. Cinq premiers patients ont reçu un traitement.

Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille © Radio France - FRANCOIS CORTADE

Ils sont cinq. Cinq patients sur la quarantaine admis en réanimation au CHU de Lille à avoir reçu, depuis ce lundi, un traitement contre le coronavirus dans le cadre de l'essai clinique européen baptisé "Discovery" et qui implique sept pays de l'Union Européenne. Le professeur Julien Poissy, médecin réanimateur répond aux questions de France Bleu Nord.

  • En quoi consiste cet essai clinique à Lille ?

"C'est un essai clinique piloté par l'Inserm sur la base d'un protocole établi par des experts de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur la base duquel on va traiter différents traitements.

Nous n'avons aucune certitude sur le meilleur antiviral dans les infections à coronavirus

A supposer qu'il faille donner un traitement parce qu'il est tout à fait possible qu'aucun antiviral ne fonctionne. L'idée est de comparer quatre types de traitements : Le Lopinavir, Le Remdesivir, le Kaletra associé à l'Interféron, la chloroquine. Il y a un 5ème bras de traitement qui est l'absence de traitement antiviral. L'objectif est de comparer entre les chacune des molécules et d'essayer de déterminer laquelle est la meilleure avec le moins d'essais secondaires possibles".

  • Comment sont choisis les patients traités ?

On attribue les traitements par un tirage au sort, appelé "randomisation".

"C'est une technique qu'on utilise pour tous les essais cliniques quand on cherche à déterminer quel est le meilleur traitement possible pour une maladie donnée comme on doit comparer à un traitement de référence ou une absence de traitement". 

  • Combien de patients à Lille sont concernés par cette essai clinique à ce jour ?

"Aujourd'hui, nous avons commencé à inclure cinq patients".

  • A quand les premiers résultats ?

"Le calendrier va dépendre de la vitesse à laquelle les inclusions vont se faire, de la vitesse à laquelle évolue l'épidémie donc il y a pas mal d'incertitudes. Ce qui est certain, c'est qu'il y a une évaluation régulière de l'efficacité des traitements et des effets secondaires par un comité de surveillance qui pourra décider d'arrêter ou de continuer les bras de traitements en fonction des résultats avec une surveillance quasiment en temps réel". 

  • Comment concilier l'urgence à trouver un traitement et l'exigence de rigueur propre à tout essai clinique ?

"On voit circuler beaucoup de choses sur ces traitements, il faut bien comprendre que les différentes molécules testées sont toutes des molécules, toutes, qui sont connues ayant une action antivirale bien connues notamment sur les coronavirus dans leur ensemble. elles ont donc déjà été évalué en laboratoires et parfois de façon ancienne. La seule manière de répondre de façon urgente çà une émergence infectieuse est de faire un essai clinique au plus vite pour déterminer laquelle des molécules est a meilleure".

On ne peut pas se permettre dans des situations d'incertitude de commencer à mettre des traitements sans connaître quels sont exactement leur efficacité réelle et leurs effets secondaires. 

  • Des médecins à Marseille ont décidé de ne pas attendre cet essai clinique, d'administrer unilatéralement de la chloroquine à leurs patients. Vous sentez une forte pression sur vos épaules ?

"Il y a une certaine pression sociétale et une certaine médiatisation qui aboutit à une pression sur nous, prescripteurs. 

Je pense qu'il est tout à fait irréaliste de se mettre à prescrire de façon incontrôlé des médicaments qui n'ont pas fait clairement la preuve de leur efficacité.

Et la meilleure façon d'établir cette preuve, c'est de recourir à un essai clinique réalisé dans la meilleure des façons possibles".

Comment sont traités aujourd'hui les patients les plus graves, hors essai clinique ?

"Cela dépend, les patients les plus gravement atteints sur le plan respiratoire peuvent nécessiter des médicaments d'anesthésie de façon à ce qu'on puisse aider leurs poumons en les endormant. Au fur et à mesure que leur état va s'améliorer, on va les réveiller avant de les séparer de la machine. Les patients les moins sévèrement atteints peuvent avoir des techniques d'apport en oxygène qui ne nécessitent pas d'être endormis donc on a des patients qui sont conscients".

  • Comment traitez-vous la douleur ?

"On a des antalgiques qui font partie des médicaments pour endormir. Les autres traitements sont symptomatiques c'est-à-dire qu'on aide les organes défaillants, le poumon essentiellement, par des machines qui vont oxygéner le sang à la place des poumons et on va traiter les perturbations sur la prise de sang. 

On va mettre des antibiotiques parce que parfois on peut avoir des infections bactériennes qui s'ajoutent à l'infection virale

Bien évidemment, il y a aussi les médicaments qui permettent de diminuer l'angoisse et d'avoir des soins de confort les plus proches possibles des malades".

Lire la suite

Source : https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-l-essai-clinique-europeen-a-debute-au-chu-de-lille-avec-5-premiers-patients-1584989254 

Le CHU de Lille fait partie des quatre hôpitaux français où débute un essai clinique à l'échelle européenne pour trouver un traitement contre le coronavirus. Cinq premiers patients ont reçu un traitement.

Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille © Radio France - FRANCOIS CORTADE

Ils sont cinq. Cinq patients sur la quarantaine admis en réanimation au CHU de Lille à avoir reçu, depuis ce lundi, un traitement contre le coronavirus dans le cadre de l'essai clinique européen baptisé "Discovery" et qui implique sept pays de l'Union Européenne. Le professeur Julien Poissy, médecin réanimateur répond aux questions de France Bleu Nord.

  • En quoi consiste cet essai clinique à Lille ?

"C'est un essai clinique piloté par l'Inserm sur la base d'un protocole établi par des experts de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur la base duquel on va traiter différents traitements.

Nous n'avons aucune certitude sur le meilleur antiviral dans les infections à coronavirus

A supposer qu'il faille donner un traitement parce qu'il est tout à fait possible qu'aucun antiviral ne fonctionne. L'idée est de comparer quatre types de traitements : Le Lopinavir, Le Remdesivir, le Kaletra associé à l'Interféron, la chloroquine. Il y a un 5ème bras de traitement qui est l'absence de traitement antiviral. L'objectif est de comparer entre les chacune des molécules et d'essayer de déterminer laquelle est la meilleure avec le moins d'essais secondaires possibles".

  • Comment sont choisis les patients traités ?

On attribue les traitements par un tirage au sort, appelé "randomisation".

"C'est une technique qu'on utilise pour tous les essais cliniques quand on cherche à déterminer quel est le meilleur traitement possible pour une maladie donnée comme on doit comparer à un traitement de référence ou une absence de traitement". 

  • Combien de patients à Lille sont concernés par cette essai clinique à ce jour ?

"Aujourd'hui, nous avons commencé à inclure cinq patients".

  • A quand les premiers résultats ?

"Le calendrier va dépendre de la vitesse à laquelle les inclusions vont se faire, de la vitesse à laquelle évolue l'épidémie donc il y a pas mal d'incertitudes. Ce qui est certain, c'est qu'il y a une évaluation régulière de l'efficacité des traitements et des effets secondaires par un comité de surveillance qui pourra décider d'arrêter ou de continuer les bras de traitements en fonction des résultats avec une surveillance quasiment en temps réel". 

  • Comment concilier l'urgence à trouver un traitement et l'exigence de rigueur propre à tout essai clinique ?

"On voit circuler beaucoup de choses sur ces traitements, il faut bien comprendre que les différentes molécules testées sont toutes des molécules, toutes, qui sont connues ayant une action antivirale bien connues notamment sur les coronavirus dans leur ensemble. elles ont donc déjà été évalué en laboratoires et parfois de façon ancienne. La seule manière de répondre de façon urgente çà une émergence infectieuse est de faire un essai clinique au plus vite pour déterminer laquelle des molécules est a meilleure".

On ne peut pas se permettre dans des situations d'incertitude de commencer à mettre des traitements sans connaître quels sont exactement leur efficacité réelle et leurs effets secondaires. 

  • Des médecins à Marseille ont décidé de ne pas attendre cet essai clinique, d'administrer unilatéralement de la chloroquine à leurs patients. Vous sentez une forte pression sur vos épaules ?

"Il y a une certaine pression sociétale et une certaine médiatisation qui aboutit à une pression sur nous, prescripteurs. 

Je pense qu'il est tout à fait irréaliste de se mettre à prescrire de façon incontrôlé des médicaments qui n'ont pas fait clairement la preuve de leur efficacité.

Et la meilleure façon d'établir cette preuve, c'est de recourir à un essai clinique réalisé dans la meilleure des façons possibles".

Comment sont traités aujourd'hui les patients les plus graves, hors essai clinique ?

"Cela dépend, les patients les plus gravement atteints sur le plan respiratoire peuvent nécessiter des médicaments d'anesthésie de façon à ce qu'on puisse aider leurs poumons en les endormant. Au fur et à mesure que leur état va s'améliorer, on va les réveiller avant de les séparer de la machine. Les patients les moins sévèrement atteints peuvent avoir des techniques d'apport en oxygène qui ne nécessitent pas d'être endormis donc on a des patients qui sont conscients".

  • Comment traitez-vous la douleur ?

"On a des antalgiques qui font partie des médicaments pour endormir. Les autres traitements sont symptomatiques c'est-à-dire qu'on aide les organes défaillants, le poumon essentiellement, par des machines qui vont oxygéner le sang à la place des poumons et on va traiter les perturbations sur la prise de sang. 

On va mettre des antibiotiques parce que parfois on peut avoir des infections bactériennes qui s'ajoutent à l'infection virale

Bien évidemment, il y a aussi les médicaments qui permettent de diminuer l'angoisse et d'avoir des soins de confort les plus proches possibles des malades".

Fermer