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Source : https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-l-essai-clinique-europeen-a-debute-au-chu-de-lille-avec-5-premiers-patients-1584989254 

Le CHU de Lille fait partie des quatre hôpitaux français où débute un essai clinique à l'échelle européenne pour trouver un traitement contre le coronavirus. Cinq premiers patients ont reçu un traitement.

Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille © Radio France - FRANCOIS CORTADE

Ils sont cinq. Cinq patients sur la quarantaine admis en réanimation au CHU de Lille à avoir reçu, depuis ce lundi, un traitement contre le coronavirus dans le cadre de l'essai clinique européen baptisé "Discovery" et qui implique sept pays de l'Union Européenne. Le professeur Julien Poissy, médecin réanimateur répond aux questions de France Bleu Nord.

  • En quoi consiste cet essai clinique à Lille ?

"C'est un essai clinique piloté par l'Inserm sur la base d'un protocole établi par des experts de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur la base duquel on va traiter différents traitements.

Nous n'avons aucune certitude sur le meilleur antiviral dans les infections à coronavirus

A supposer qu'il faille donner un traitement parce qu'il est tout à fait possible qu'aucun antiviral ne fonctionne. L'idée est de comparer quatre types de traitements : Le Lopinavir, Le Remdesivir, le Kaletra associé à l'Interféron, la chloroquine. Il y a un 5ème bras de traitement qui est l'absence de traitement antiviral. L'objectif est de comparer entre les chacune des molécules et d'essayer de déterminer laquelle est la meilleure avec le moins d'essais secondaires possibles".

  • Comment sont choisis les patients traités ?

On attribue les traitements par un tirage au sort, appelé "randomisation".

"C'est une technique qu'on utilise pour tous les essais cliniques quand on cherche à déterminer quel est le meilleur traitement possible pour une maladie donnée comme on doit comparer à un traitement de référence ou une absence de traitement". 

  • Combien de patients à Lille sont concernés par cette essai clinique à ce jour ?

"Aujourd'hui, nous avons commencé à inclure cinq patients".

  • A quand les premiers résultats ?

"Le calendrier va dépendre de la vitesse à laquelle les inclusions vont se faire, de la vitesse à laquelle évolue l'épidémie donc il y a pas mal d'incertitudes. Ce qui est certain, c'est qu'il y a une évaluation régulière de l'efficacité des traitements et des effets secondaires par un comité de surveillance qui pourra décider d'arrêter ou de continuer les bras de traitements en fonction des résultats avec une surveillance quasiment en temps réel". 

  • Comment concilier l'urgence à trouver un traitement et l'exigence de rigueur propre à tout essai clinique ?

"On voit circuler beaucoup de choses sur ces traitements, il faut bien comprendre que les différentes molécules testées sont toutes des molécules, toutes, qui sont connues ayant une action antivirale bien connues notamment sur les coronavirus dans leur ensemble. elles ont donc déjà été évalué en laboratoires et parfois de façon ancienne. La seule manière de répondre de façon urgente çà une émergence infectieuse est de faire un essai clinique au plus vite pour déterminer laquelle des molécules est a meilleure".

On ne peut pas se permettre dans des situations d'incertitude de commencer à mettre des traitements sans connaître quels sont exactement leur efficacité réelle et leurs effets secondaires. 

  • Des médecins à Marseille ont décidé de ne pas attendre cet essai clinique, d'administrer unilatéralement de la chloroquine à leurs patients. Vous sentez une forte pression sur vos épaules ?

"Il y a une certaine pression sociétale et une certaine médiatisation qui aboutit à une pression sur nous, prescripteurs. 

Je pense qu'il est tout à fait irréaliste de se mettre à prescrire de façon incontrôlé des médicaments qui n'ont pas fait clairement la preuve de leur efficacité.

Et la meilleure façon d'établir cette preuve, c'est de recourir à un essai clinique réalisé dans la meilleure des façons possibles".

Comment sont traités aujourd'hui les patients les plus graves, hors essai clinique ?

"Cela dépend, les patients les plus gravement atteints sur le plan respiratoire peuvent nécessiter des médicaments d'anesthésie de façon à ce qu'on puisse aider leurs poumons en les endormant. Au fur et à mesure que leur état va s'améliorer, on va les réveiller avant de les séparer de la machine. Les patients les moins sévèrement atteints peuvent avoir des techniques d'apport en oxygène qui ne nécessitent pas d'être endormis donc on a des patients qui sont conscients".

  • Comment traitez-vous la douleur ?

"On a des antalgiques qui font partie des médicaments pour endormir. Les autres traitements sont symptomatiques c'est-à-dire qu'on aide les organes défaillants, le poumon essentiellement, par des machines qui vont oxygéner le sang à la place des poumons et on va traiter les perturbations sur la prise de sang. 

On va mettre des antibiotiques parce que parfois on peut avoir des infections bactériennes qui s'ajoutent à l'infection virale

Bien évidemment, il y a aussi les médicaments qui permettent de diminuer l'angoisse et d'avoir des soins de confort les plus proches possibles des malades".

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Source : https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-l-essai-clinique-europeen-a-debute-au-chu-de-lille-avec-5-premiers-patients-1584989254 

Le CHU de Lille fait partie des quatre hôpitaux français où débute un essai clinique à l'échelle européenne pour trouver un traitement contre le coronavirus. Cinq premiers patients ont reçu un traitement.

Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille Le pole des urgences du centre hospitalier universitaire régional de Lille © Radio France - FRANCOIS CORTADE

Ils sont cinq. Cinq patients sur la quarantaine admis en réanimation au CHU de Lille à avoir reçu, depuis ce lundi, un traitement contre le coronavirus dans le cadre de l'essai clinique européen baptisé "Discovery" et qui implique sept pays de l'Union Européenne. Le professeur Julien Poissy, médecin réanimateur répond aux questions de France Bleu Nord.

  • En quoi consiste cet essai clinique à Lille ?

"C'est un essai clinique piloté par l'Inserm sur la base d'un protocole établi par des experts de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur la base duquel on va traiter différents traitements.

Nous n'avons aucune certitude sur le meilleur antiviral dans les infections à coronavirus

A supposer qu'il faille donner un traitement parce qu'il est tout à fait possible qu'aucun antiviral ne fonctionne. L'idée est de comparer quatre types de traitements : Le Lopinavir, Le Remdesivir, le Kaletra associé à l'Interféron, la chloroquine. Il y a un 5ème bras de traitement qui est l'absence de traitement antiviral. L'objectif est de comparer entre les chacune des molécules et d'essayer de déterminer laquelle est la meilleure avec le moins d'essais secondaires possibles".

  • Comment sont choisis les patients traités ?

On attribue les traitements par un tirage au sort, appelé "randomisation".

"C'est une technique qu'on utilise pour tous les essais cliniques quand on cherche à déterminer quel est le meilleur traitement possible pour une maladie donnée comme on doit comparer à un traitement de référence ou une absence de traitement". 

  • Combien de patients à Lille sont concernés par cette essai clinique à ce jour ?

"Aujourd'hui, nous avons commencé à inclure cinq patients".

  • A quand les premiers résultats ?

"Le calendrier va dépendre de la vitesse à laquelle les inclusions vont se faire, de la vitesse à laquelle évolue l'épidémie donc il y a pas mal d'incertitudes. Ce qui est certain, c'est qu'il y a une évaluation régulière de l'efficacité des traitements et des effets secondaires par un comité de surveillance qui pourra décider d'arrêter ou de continuer les bras de traitements en fonction des résultats avec une surveillance quasiment en temps réel". 

  • Comment concilier l'urgence à trouver un traitement et l'exigence de rigueur propre à tout essai clinique ?

"On voit circuler beaucoup de choses sur ces traitements, il faut bien comprendre que les différentes molécules testées sont toutes des molécules, toutes, qui sont connues ayant une action antivirale bien connues notamment sur les coronavirus dans leur ensemble. elles ont donc déjà été évalué en laboratoires et parfois de façon ancienne. La seule manière de répondre de façon urgente çà une émergence infectieuse est de faire un essai clinique au plus vite pour déterminer laquelle des molécules est a meilleure".

On ne peut pas se permettre dans des situations d'incertitude de commencer à mettre des traitements sans connaître quels sont exactement leur efficacité réelle et leurs effets secondaires. 

  • Des médecins à Marseille ont décidé de ne pas attendre cet essai clinique, d'administrer unilatéralement de la chloroquine à leurs patients. Vous sentez une forte pression sur vos épaules ?

"Il y a une certaine pression sociétale et une certaine médiatisation qui aboutit à une pression sur nous, prescripteurs. 

Je pense qu'il est tout à fait irréaliste de se mettre à prescrire de façon incontrôlé des médicaments qui n'ont pas fait clairement la preuve de leur efficacité.

Et la meilleure façon d'établir cette preuve, c'est de recourir à un essai clinique réalisé dans la meilleure des façons possibles".

Comment sont traités aujourd'hui les patients les plus graves, hors essai clinique ?

"Cela dépend, les patients les plus gravement atteints sur le plan respiratoire peuvent nécessiter des médicaments d'anesthésie de façon à ce qu'on puisse aider leurs poumons en les endormant. Au fur et à mesure que leur état va s'améliorer, on va les réveiller avant de les séparer de la machine. Les patients les moins sévèrement atteints peuvent avoir des techniques d'apport en oxygène qui ne nécessitent pas d'être endormis donc on a des patients qui sont conscients".

  • Comment traitez-vous la douleur ?

"On a des antalgiques qui font partie des médicaments pour endormir. Les autres traitements sont symptomatiques c'est-à-dire qu'on aide les organes défaillants, le poumon essentiellement, par des machines qui vont oxygéner le sang à la place des poumons et on va traiter les perturbations sur la prise de sang. 

On va mettre des antibiotiques parce que parfois on peut avoir des infections bactériennes qui s'ajoutent à l'infection virale

Bien évidemment, il y a aussi les médicaments qui permettent de diminuer l'angoisse et d'avoir des soins de confort les plus proches possibles des malades".

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POUR CITER CET ARTICLE :

COMMUNIQUÉ – SALLE DE PRESSE INSERM 

LIEN : https://presse.inserm.fr/lancement-dun-essai-clinique-europeen-contre-le-covid-19/38737/

22 MARS 2020 - 13H00

Un essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19 démarre aujourd’hui. Coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, cet essai inclura au moins 800 patients français atteints de formes sévères du COVID-19.

Un essai clinique, baptisé Discovery et coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, démarre ce week-end en France pour tester quatre traitements expérimentaux contre le COVID-19. Il s’agit d’un projet européen[1] dont la partie française est financée par les Ministères de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et de la Santé et des Solidarités (MSS)..Il est piloté par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie CIRI (Inserm/CNRS /Université Claude Bernard Lyon 1).

L’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de quatre stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles.

« Nous avons analysé les données issues de la littérature scientifique concernant les coronavirus SARS et MERS ainsi que les premières publications sur le SARS-COV2 émanant de la Chine pour aboutir à une liste de molécules antivirales à tester : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine. La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé.

La grande force de cet essai est son caractère « adaptatif ». Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades », explique Florence Ader.

Il est prévu d’inclure 3200 patients européens incluant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume uni, l’Allemagne et l’Espagne, et peut être d’autres pays dont au moins 800 en France hospitalisés pour une infection COVID-19 dans un service de médecine ou directement en réanimation. « Cinq hôpitaux français participeront au départ (Paris – hôpital Bichat-AP-HP, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon) puis nous ouvrirons d’autres centres pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements participants. Notre stratégie d’ouverture de centre suivra la réalité épidémiologique de l’épidémie avec une priorisation à l’ouverture de l’essai dans des hôpitaux sous forte pression ». Le recrutement démarre aujourd’hui.

« Cet essai est conçu de façon pragmatique et adaptative. Il a pour but d’analyser l’efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité. C’est une démarche de recherche résolument proactive contre la maladie », conclut-elle.

Cet essai va par ailleurs complémenter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé « Solidarity ».  

Pour en savoir plus :

L’essai DISCOVERY démarre avec cinq modalités de traitement :

  • soins standards
  • soins standards plus remdesivir,
  • soins standards plus lopinavir et ritonavir,
  • soins standards plus lopinavir, ritonavir et interféron beta
  • soins standards plus hydroxy-chloroquine.

L’attribution des modalités de traitement se fera de façon randomisée, c’est à dire aléatoire, mais patients et médecins sauront quel traitement est utilisé (on parle alors d’essai ouvert). L’analyse de l’efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l’inclusion de chaque patient.

[1] soutenu par les projets Combacte, Prepare et Recover

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POUR CITER CET ARTICLE :

COMMUNIQUÉ – SALLE DE PRESSE INSERM 

LIEN : https://presse.inserm.fr/lancement-dun-essai-clinique-europeen-contre-le-covid-19/38737/

22 MARS 2020 - 13H00

Un essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19 démarre aujourd’hui. Coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, cet essai inclura au moins 800 patients français atteints de formes sévères du COVID-19.

Un essai clinique, baptisé Discovery et coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, démarre ce week-end en France pour tester quatre traitements expérimentaux contre le COVID-19. Il s’agit d’un projet européen[1] dont la partie française est financée par les Ministères de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et de la Santé et des Solidarités (MSS)..Il est piloté par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie CIRI (Inserm/CNRS /Université Claude Bernard Lyon 1).

L’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de quatre stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles.

« Nous avons analysé les données issues de la littérature scientifique concernant les coronavirus SARS et MERS ainsi que les premières publications sur le SARS-COV2 émanant de la Chine pour aboutir à une liste de molécules antivirales à tester : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine. La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé.

La grande force de cet essai est son caractère « adaptatif ». Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades », explique Florence Ader.

Il est prévu d’inclure 3200 patients européens incluant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume uni, l’Allemagne et l’Espagne, et peut être d’autres pays dont au moins 800 en France hospitalisés pour une infection COVID-19 dans un service de médecine ou directement en réanimation. « Cinq hôpitaux français participeront au départ (Paris – hôpital Bichat-AP-HP, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon) puis nous ouvrirons d’autres centres pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements participants. Notre stratégie d’ouverture de centre suivra la réalité épidémiologique de l’épidémie avec une priorisation à l’ouverture de l’essai dans des hôpitaux sous forte pression ». Le recrutement démarre aujourd’hui.

« Cet essai est conçu de façon pragmatique et adaptative. Il a pour but d’analyser l’efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité. C’est une démarche de recherche résolument proactive contre la maladie », conclut-elle.

Cet essai va par ailleurs complémenter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé « Solidarity ».  

Pour en savoir plus :

L’essai DISCOVERY démarre avec cinq modalités de traitement :

  • soins standards
  • soins standards plus remdesivir,
  • soins standards plus lopinavir et ritonavir,
  • soins standards plus lopinavir, ritonavir et interféron beta
  • soins standards plus hydroxy-chloroquine.

L’attribution des modalités de traitement se fera de façon randomisée, c’est à dire aléatoire, mais patients et médecins sauront quel traitement est utilisé (on parle alors d’essai ouvert). L’analyse de l’efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l’inclusion de chaque patient.

[1] soutenu par les projets Combacte, Prepare et Recover

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FDA authorizes new test that could detect coronavirus in about 45 minutes

By Wesley Bruer and Kelly Mena, CNN

Updated 2039 GMT (0439 HKT) March 21, 2020

Washington, DC (CNN)The US Food and Drug Administration announced it has authorized the use of the first rapid diagnostic test that could detect the novel coronavirus in approximately 45 minutes.

The authorization was made Friday and tests will begin shipping next week, according to a statement from California-based Cepheid, the company manufacturing the tests.

"During this time of increased demand for hospital services, Clinicians urgently need an on-demand diagnostic test for real-time management of patients being evaluated for admission to health-care facilities," said Dr. David Persing, MD, Ph.D., chief medical and technology officer at Cepheid.

"An accurate test delivered close to the patient can be transformative -- and help alleviate the pressure that the emergence of the 2019-nCoV outbreak has put on healthcare facilities that need to properly allocate their respiratory isolation resources," Persing added.

Pence says he and wife will be tested for coronavirus

The announcement of more efficient testing comes as the medical community has been looking to get quicker results to stem the tide of the coronavirus outbreak.

Last week, Dr. Rod Hochman, CEO of Providence St. Joseph Health, an organization of 51 hospitals and about 1,000 clinics, described testing capacity in the US as highly deficient. The turnaround time on testing results, he said, had ranged from 24 hours to four days, which he called "unacceptable."

If cases of the disease are not identified quickly and community spread continues unchecked, it could soon overwhelm the nation's medical system, just as it did in Wuhan, China, said Dr. Peter Hotez, dean of the National School of Tropical Medicine at Baylor College of Medicine.

Vice President Mike Pence announced during a Saturday news briefing on coronavirus response that more than 195,000 Americans have been tested for the virus as cases surpassed 22,000, with about half confirmed in New York. He noted that the number does not include county hospitals or health care labs around the country. Currently, only 19,343 tests have come back positive, Pence said.

As officials work to increase the availability of the tests, they've also sought to make clear in what cases people should seek them.

Officials have urged Americans to use discretion before seeking a coronavirus test, advising them to be administered to people who are symptomatic and not for those who do not show signs that they could be infected with the disease.

"We want to remind Americans as Dr. Fauci will emphasize in a moment, if you don't have symptoms, don't do a test," the vice president said Saturday." It is another way that the American people can make sure that we are preserving the resources that our health care workers need to administer and support those who are dealing with the coronavirus and other illnesses."

Pence, who previously said it wasn't yet necessary for him to be tested, said Saturday that, given his position in the White House, he and his wife Karen would be tested for the coronavirus after a staff member in his office tested positive for the virus this week.

This story was updated with additional background information and context.

CNN's Ashley Fantz, Scott Bronstein and Drew Griffin contributed to this story.

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FDA authorizes new test that could detect coronavirus in about 45 minutes

By Wesley Bruer and Kelly Mena, CNN

Updated 2039 GMT (0439 HKT) March 21, 2020

Washington, DC (CNN)The US Food and Drug Administration announced it has authorized the use of the first rapid diagnostic test that could detect the novel coronavirus in approximately 45 minutes.

The authorization was made Friday and tests will begin shipping next week, according to a statement from California-based Cepheid, the company manufacturing the tests.

"During this time of increased demand for hospital services, Clinicians urgently need an on-demand diagnostic test for real-time management of patients being evaluated for admission to health-care facilities," said Dr. David Persing, MD, Ph.D., chief medical and technology officer at Cepheid.

"An accurate test delivered close to the patient can be transformative -- and help alleviate the pressure that the emergence of the 2019-nCoV outbreak has put on healthcare facilities that need to properly allocate their respiratory isolation resources," Persing added.

Pence says he and wife will be tested for coronavirus

The announcement of more efficient testing comes as the medical community has been looking to get quicker results to stem the tide of the coronavirus outbreak.

Last week, Dr. Rod Hochman, CEO of Providence St. Joseph Health, an organization of 51 hospitals and about 1,000 clinics, described testing capacity in the US as highly deficient. The turnaround time on testing results, he said, had ranged from 24 hours to four days, which he called "unacceptable."

If cases of the disease are not identified quickly and community spread continues unchecked, it could soon overwhelm the nation's medical system, just as it did in Wuhan, China, said Dr. Peter Hotez, dean of the National School of Tropical Medicine at Baylor College of Medicine.

Vice President Mike Pence announced during a Saturday news briefing on coronavirus response that more than 195,000 Americans have been tested for the virus as cases surpassed 22,000, with about half confirmed in New York. He noted that the number does not include county hospitals or health care labs around the country. Currently, only 19,343 tests have come back positive, Pence said.

As officials work to increase the availability of the tests, they've also sought to make clear in what cases people should seek them.

Officials have urged Americans to use discretion before seeking a coronavirus test, advising them to be administered to people who are symptomatic and not for those who do not show signs that they could be infected with the disease.

"We want to remind Americans as Dr. Fauci will emphasize in a moment, if you don't have symptoms, don't do a test," the vice president said Saturday." It is another way that the American people can make sure that we are preserving the resources that our health care workers need to administer and support those who are dealing with the coronavirus and other illnesses."

Pence, who previously said it wasn't yet necessary for him to be tested, said Saturday that, given his position in the White House, he and his wife Karen would be tested for the coronavirus after a staff member in his office tested positive for the virus this week.

This story was updated with additional background information and context.

CNN's Ashley Fantz, Scott Bronstein and Drew Griffin contributed to this story.

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SOURCE : https://www.defense.gouv.fr/aid/appels-a-projets/appel-a-projets-lutte-covid-19

DATE : 21/03/2020

Cet appel à projets du ministère des Armées, lancé par l’Agence de l’Innovation de Défense (AID), dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre le COVID-19, vise à disposer de propositions pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Il porte sur la recherche de solutions innovantes, qu'elles soient d’ordre technologique, organisationnel, managérial ou d’adaptation de processus industriels, qui pourraient être directement mobilisables afin de : protéger la population, soutenir la prise en charge des malades, tester la population, surveiller l’évolution de la maladie au niveau individuel et l’évolution de la pandémie, ou aider à limiter les contraintes pendant la période de crise.

Important : les projets devront être d’une maturité technologique suffisante pour être employables pendant l’actuelle pandémie. Ces solutions innovantes devront être facilement et rapidement reproductibles et s'appliquer à l'échelle de l'ensemble du territoire national dans l'enveloppe budgétaire définie. 

Un budget de 10 000 000€ TTC est prévu pour cet appel à projets, qui vise à financer un à plusieurs projets d’intérêt.  

Pour permettre le soutien d’un maximum de projets prometteurs, sauf exceptions dûment justifiées, les projets retenus par cet appel à projets ne seront pas cumulables avec les financements flash mis en place par l’UE ou l’ANR : 

  • Appel à projets de l’Agence nationale pour la recherche (ANR) :

https://anr.fr/fr/detail/call/appel-a-projets-flash-covid-19/

  • Appel à projets de la Commission européenne :

https://ec.europa.eu/info/news/startups-and-smes-innovative-solutions-welcome-2020-mar-13_en

   

Les propositions de réponse sont attendues et évaluées au fil de l'eau jusqu’au 12 avril 2020. Les propositions tardives pourront être étudiées mais les chances de succès seront fortement réduites. 

    

Ce que nous recherchons 

   

Nous avons identifié un certain nombre de domaines et de situations concrètes pour lesquels nous pressentons des améliorations possibles : 

  • Protections individuelles ou collectives, soignants et populations (e.g. masques, « hygiaphones de fortune », concepts innovants de protection, de barrières, techniques de recyclage, Do It Yourself, etc.) ;
  • Gestion de la distance de sécurité entre individus ;
  • Automatisation de tâches pour le prélèvement, le nettoyage du matériel ou des salles ;
  • Facilitation du déploiement d’hôpitaux de campagne en soutien aux populations ; 
  • Gestion de crise, aiguillage, structuration/modularité des chaînes de prise en charge (e.g. gestion logistique, RH, etc.) ;
  • Production de nouvelles solutions de décontamination pour tout type de surface, pour petits et grands matériels, pour les espaces de vie, etc. ;  
  • Capacité de production en masse de solutions de décontamination ; 
  • Soutien à la prise en charge médicale (production du matériel ou traitement manquant, concept de recyclage, de détournement ou autre idée permettant de pallier ces manques) ;
  • Détection du virus dans l’environnement ; 
  • Diagnostic et autodiagnostic rapide et conduite à tenir associée - dépistage massif - dépistage participatif ; 
  • Gestion de l’impact psychologique individuel et sociétal (communication et sensibilisation sur la crise et l’épidémie, amélioration de la perception du risque d’épidémie, gestion de l’après crise, etc.) ;
  • Facteurs de limitation des déplacements et lutte contre la transgression ;
  • Amélioration du travail à distance (outils de continuité numérique, sécurisation, etc.) ;
  • Amélioration de la vie en isolement à domicile (numériques mais aussi hors solutions numériques) ;
  • Autres thèmes dûment argumentés.

   

Nous ne sommes pas seulement intéressés par des technologies nouvelles ; le caractère innovant des propositions pourra consister à réorienter des technologies ou des processus industriels existants (par exemple détourner une usine de production de parfum pour en faire du gel hydroalcoolique).

Nous acceptons les propositions provenant de tous types d’opérateurs : académiques, petites, moyennes entreprises, entreprises de taille intermédiaire, grands groupes. Des groupements constitués de ces différents types d’opérateurs seront possibles. En fonction du vecteur de financement ou d’acquisition utilisé, des restrictions sur l’origine ou la taille des opérateurs économiques pourront être appliquées.

Les propositions internes des personnels civils et militaires du ministère des Armées sont également les bienvenues.

   

Ce dont nous ne voulons pas

   

Votre proposition ne doit pas proposer une innovation en cours de maturation qui n’a aucune chance d’être employée pour lutter contre l’actuelle pandémie.

       

Contenu de la proposition

    

Compte tenu de l'urgence du projet, la présentation et les justificatifs devront être les plus concis et précis possibles. La proposition doit contenir les documents suivants :

  • le descriptif technique de la solution proposée et le cas d’usage (utilisateur, situation d’emploi) auquel cette solution répond.
  • le plan projet comprenant :
    • Un planning des développements et de la mise en service identifiant les jalons et les livrables permettant de suivre l’avancement du projet ; 
    • Une décomposition du prix de la proposition, en distinguant le cas échéant la part financée par le ministère des Armées et d’autres sources de financement. Le déposant pourra utilement proposer des éléments optionnels dans sa proposition.
  • Un document de justification explicitant l’apport du projet pour chacun des 3 critères d’évaluation infra (impact, crédibilité, calendrier).

Le dossier total ne dépassera pas 30 pages.

     

Sélection des projets d'intérêt

      

Critères obligatoires

Les propositions seront analysées au regard des critères obligatoires ci-dessous :

  • La solution proposée s’inscrit dans le périmètre de l’appel à projets (cf. « Ce que nous recherchons » et « Ce dont nous ne voulons pas ») ;
  • La proposition contient un plan projet ;
  • La proposition justifie l’intérêt du projet pour chacun des trois critères d’évaluation présentés infra.

Seules les propositions remplissant l’ensemble des critères obligatoires seront analysées au fil de l’eau lors de la sélection des projets.

     

Critères d'évaluation

Un comité d’évaluation impliquant différents experts du ministère des Armées évaluera les propositions au fur et à mesure de leur réception. Les évaluateurs ne sont pas autorisés à entrer en contact avec les déposants concernant leur proposition. Les évaluateurs ne pourront utiliser les informations contenues dans les propositions qu’aux seules fins de l’évaluation.

Cette évaluation sera fondée sur les 3 critères suivants :

  • Impact : les bénéfices anticipés (pour la population, les cycles de décision, les personnels de santé…) ;
  • Crédibilité : tout élément de preuve, scientifique ou technique, permettant de confirmer la faisabilité du projet ;
  • Calendrier : délai de mise en œuvre de la solution.

Le choix de financer une proposition est fondé sur les résultats d’évaluation, sur le coût de chaque proposition vis-à-vis du budget disponible et sur des considérations d’ordre stratégique pour la personne publique.

Les déposants dont la proposition n’aura pas été retenue pourront demander un avis synthétique sur leur proposition. 

    

Modalités pratiques

   

Budget et contractualisation 

L’AID prévoit un budget total de 10 000 000 € TTC, visant à financer entre un et plusieurs projets.   

     

Date limite de remise des propositions 

Les propositions de réponse sont attendues et évaluées au fil de l'eau jusqu’au 12 avril 2020. Les propositions tardives pourront être étudiées mais les chances de succès seront fortement réduites. 

  

Les propositions émises par les opérateurs économiques (personnes morales) doivent être déposées à l’adresse suivante : 

https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/appel-a-projets-aid-covid-19

Les propositions émises par les personnels civils et militaires du ministère des Armées (personnes physiques) doivent être déposées à l’adresse suivante : 

https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/appel-a-projets-aid-covid-19-innovateurs-minarm 

Un accusé sera transmis dès réception de la proposition.

Important : en remettant son dossier, le déposant accepte sans réserve les conditions de l’appel à projets.

     

Questions

Vous pouvez poser toute question relative à l’appel à projets via l’adresse suivante : 

agenceinnovation.dir.fct(a)intradef.gouv.fr

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SOURCE : https://www.defense.gouv.fr/aid/appels-a-projets/appel-a-projets-lutte-covid-19

DATE : 21/03/2020

Cet appel à projets du ministère des Armées, lancé par l’Agence de l’Innovation de Défense (AID), dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre le COVID-19, vise à disposer de propositions pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Il porte sur la recherche de solutions innovantes, qu'elles soient d’ordre technologique, organisationnel, managérial ou d’adaptation de processus industriels, qui pourraient être directement mobilisables afin de : protéger la population, soutenir la prise en charge des malades, tester la population, surveiller l’évolution de la maladie au niveau individuel et l’évolution de la pandémie, ou aider à limiter les contraintes pendant la période de crise.

Important : les projets devront être d’une maturité technologique suffisante pour être employables pendant l’actuelle pandémie. Ces solutions innovantes devront être facilement et rapidement reproductibles et s'appliquer à l'échelle de l'ensemble du territoire national dans l'enveloppe budgétaire définie. 

Un budget de 10 000 000€ TTC est prévu pour cet appel à projets, qui vise à financer un à plusieurs projets d’intérêt.  

Pour permettre le soutien d’un maximum de projets prometteurs, sauf exceptions dûment justifiées, les projets retenus par cet appel à projets ne seront pas cumulables avec les financements flash mis en place par l’UE ou l’ANR : 

  • Appel à projets de l’Agence nationale pour la recherche (ANR) :

https://anr.fr/fr/detail/call/appel-a-projets-flash-covid-19/

  • Appel à projets de la Commission européenne :

https://ec.europa.eu/info/news/startups-and-smes-innovative-solutions-welcome-2020-mar-13_en

   

Les propositions de réponse sont attendues et évaluées au fil de l'eau jusqu’au 12 avril 2020. Les propositions tardives pourront être étudiées mais les chances de succès seront fortement réduites. 

    

Ce que nous recherchons 

   

Nous avons identifié un certain nombre de domaines et de situations concrètes pour lesquels nous pressentons des améliorations possibles : 

  • Protections individuelles ou collectives, soignants et populations (e.g. masques, « hygiaphones de fortune », concepts innovants de protection, de barrières, techniques de recyclage, Do It Yourself, etc.) ;
  • Gestion de la distance de sécurité entre individus ;
  • Automatisation de tâches pour le prélèvement, le nettoyage du matériel ou des salles ;
  • Facilitation du déploiement d’hôpitaux de campagne en soutien aux populations ; 
  • Gestion de crise, aiguillage, structuration/modularité des chaînes de prise en charge (e.g. gestion logistique, RH, etc.) ;
  • Production de nouvelles solutions de décontamination pour tout type de surface, pour petits et grands matériels, pour les espaces de vie, etc. ;  
  • Capacité de production en masse de solutions de décontamination ; 
  • Soutien à la prise en charge médicale (production du matériel ou traitement manquant, concept de recyclage, de détournement ou autre idée permettant de pallier ces manques) ;
  • Détection du virus dans l’environnement ; 
  • Diagnostic et autodiagnostic rapide et conduite à tenir associée - dépistage massif - dépistage participatif ; 
  • Gestion de l’impact psychologique individuel et sociétal (communication et sensibilisation sur la crise et l’épidémie, amélioration de la perception du risque d’épidémie, gestion de l’après crise, etc.) ;
  • Facteurs de limitation des déplacements et lutte contre la transgression ;
  • Amélioration du travail à distance (outils de continuité numérique, sécurisation, etc.) ;
  • Amélioration de la vie en isolement à domicile (numériques mais aussi hors solutions numériques) ;
  • Autres thèmes dûment argumentés.

   

Nous ne sommes pas seulement intéressés par des technologies nouvelles ; le caractère innovant des propositions pourra consister à réorienter des technologies ou des processus industriels existants (par exemple détourner une usine de production de parfum pour en faire du gel hydroalcoolique).

Nous acceptons les propositions provenant de tous types d’opérateurs : académiques, petites, moyennes entreprises, entreprises de taille intermédiaire, grands groupes. Des groupements constitués de ces différents types d’opérateurs seront possibles. En fonction du vecteur de financement ou d’acquisition utilisé, des restrictions sur l’origine ou la taille des opérateurs économiques pourront être appliquées.

Les propositions internes des personnels civils et militaires du ministère des Armées sont également les bienvenues.

   

Ce dont nous ne voulons pas

   

Votre proposition ne doit pas proposer une innovation en cours de maturation qui n’a aucune chance d’être employée pour lutter contre l’actuelle pandémie.

       

Contenu de la proposition

    

Compte tenu de l'urgence du projet, la présentation et les justificatifs devront être les plus concis et précis possibles. La proposition doit contenir les documents suivants :

  • le descriptif technique de la solution proposée et le cas d’usage (utilisateur, situation d’emploi) auquel cette solution répond.
  • le plan projet comprenant :
    • Un planning des développements et de la mise en service identifiant les jalons et les livrables permettant de suivre l’avancement du projet ; 
    • Une décomposition du prix de la proposition, en distinguant le cas échéant la part financée par le ministère des Armées et d’autres sources de financement. Le déposant pourra utilement proposer des éléments optionnels dans sa proposition.
  • Un document de justification explicitant l’apport du projet pour chacun des 3 critères d’évaluation infra (impact, crédibilité, calendrier).

Le dossier total ne dépassera pas 30 pages.

     

Sélection des projets d'intérêt

      

Critères obligatoires

Les propositions seront analysées au regard des critères obligatoires ci-dessous :

  • La solution proposée s’inscrit dans le périmètre de l’appel à projets (cf. « Ce que nous recherchons » et « Ce dont nous ne voulons pas ») ;
  • La proposition contient un plan projet ;
  • La proposition justifie l’intérêt du projet pour chacun des trois critères d’évaluation présentés infra.

Seules les propositions remplissant l’ensemble des critères obligatoires seront analysées au fil de l’eau lors de la sélection des projets.

     

Critères d'évaluation

Un comité d’évaluation impliquant différents experts du ministère des Armées évaluera les propositions au fur et à mesure de leur réception. Les évaluateurs ne sont pas autorisés à entrer en contact avec les déposants concernant leur proposition. Les évaluateurs ne pourront utiliser les informations contenues dans les propositions qu’aux seules fins de l’évaluation.

Cette évaluation sera fondée sur les 3 critères suivants :

  • Impact : les bénéfices anticipés (pour la population, les cycles de décision, les personnels de santé…) ;
  • Crédibilité : tout élément de preuve, scientifique ou technique, permettant de confirmer la faisabilité du projet ;
  • Calendrier : délai de mise en œuvre de la solution.

Le choix de financer une proposition est fondé sur les résultats d’évaluation, sur le coût de chaque proposition vis-à-vis du budget disponible et sur des considérations d’ordre stratégique pour la personne publique.

Les déposants dont la proposition n’aura pas été retenue pourront demander un avis synthétique sur leur proposition. 

    

Modalités pratiques

   

Budget et contractualisation 

L’AID prévoit un budget total de 10 000 000 € TTC, visant à financer entre un et plusieurs projets.   

     

Date limite de remise des propositions 

Les propositions de réponse sont attendues et évaluées au fil de l'eau jusqu’au 12 avril 2020. Les propositions tardives pourront être étudiées mais les chances de succès seront fortement réduites. 

  

Les propositions émises par les opérateurs économiques (personnes morales) doivent être déposées à l’adresse suivante : 

https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/appel-a-projets-aid-covid-19

Les propositions émises par les personnels civils et militaires du ministère des Armées (personnes physiques) doivent être déposées à l’adresse suivante : 

https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/appel-a-projets-aid-covid-19-innovateurs-minarm 

Un accusé sera transmis dès réception de la proposition.

Important : en remettant son dossier, le déposant accepte sans réserve les conditions de l’appel à projets.

     

Questions

Vous pouvez poser toute question relative à l’appel à projets via l’adresse suivante : 

agenceinnovation.dir.fct(a)intradef.gouv.fr

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Par Sciences et Avenir avec AFP le 18.03.2020 à 12h34

Les essais cliniques avec cet antipaludique connu de longue date ont été menés à Marseille par les équipes du professeur Didier Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire.

Chloroquine

Traitement contre le paludisme, la chloroquine est testée à Marseille contre le coronavirus.

AFP - GERARD JULIEN

Dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19, la piste d'un antipaludique connu de longue date, la chloroquine, a d'abord été désignée par deux publications chinoises. En France, elles ont été relayées par le Pr Didier Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille (IHU) qui a lancé des essais cliniques consacrés à ce traitement. Leur résultats sont "prometteurs" a indiqué mardi 17 mars 2020 le gouvernement français qui a annoncé qu'ils allaient être étendus. "J'ai pris connaissance des résultats et j'ai donné l'autorisation pour qu'un essai plus vaste par d'autres équipes puisse être initié dans les plus brefs délais sur un plus grand nombre de patients", a indiqué lors d'une conférence de presse téléphonique le ministre de la Santé Olivier Véran, précisant que ces essais "ont déjà commencé à Lille je crois".

24 patients atteints par le coronavirus et traité avec du Plaquenil

Le Pr Didier Raoult (membre du conseil scientifique du ministre de la Santé) a affirmé lundi 16 mars que l'effet de la chloroquine contre le coronavirus était spectaculaire avec la disparition du virus en six jours auprès des trois quarts des patients. Dans une vidéo, le directeur de l'IHU de Marseille explique que 24 patients atteints par le coronavirus, ont pris du Plaquenil, l'un des noms commerciaux de la chloroquine et que six jours plus tard, seulement 25% sont encore porteurs du virus alors que 90% de ceux qui n'ont pas reçu ce traitement sont toujours positifs.

"Si les résultats sont favorables, nous aurons tous l'occasion de nous en réjouir"

Le ministre de la Santé Olivier Véran a souligné être "en liens très étroits avec le Pr Didier Raoult" et a exprimé l'espoir que ces nouveaux essais "permettront de conforter les résultats intéressants qu'il semble avoir obtenu". Mais "il est absolument fondamental d'asseoir toute décision de politique publique en santé sur des données scientifiques validées, et les processus de validation, on ne peut pas négocier avec", a-t-il martelé à propos de ces essais. "On peut raccourcir tous les délais, ce que nous avons fait", a encore souligné Olivier Véran, indiquant avoir donné "en 24 heures" l'autorisation de mener ces essais. "Si les résultats sont favorables, nous aurons tous l'occasion de nous en réjouir".

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Par Sciences et Avenir avec AFP le 18.03.2020 à 12h34

Les essais cliniques avec cet antipaludique connu de longue date ont été menés à Marseille par les équipes du professeur Didier Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire.

Chloroquine

Traitement contre le paludisme, la chloroquine est testée à Marseille contre le coronavirus.

AFP - GERARD JULIEN

Dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19, la piste d'un antipaludique connu de longue date, la chloroquine, a d'abord été désignée par deux publications chinoises. En France, elles ont été relayées par le Pr Didier Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille (IHU) qui a lancé des essais cliniques consacrés à ce traitement. Leur résultats sont "prometteurs" a indiqué mardi 17 mars 2020 le gouvernement français qui a annoncé qu'ils allaient être étendus. "J'ai pris connaissance des résultats et j'ai donné l'autorisation pour qu'un essai plus vaste par d'autres équipes puisse être initié dans les plus brefs délais sur un plus grand nombre de patients", a indiqué lors d'une conférence de presse téléphonique le ministre de la Santé Olivier Véran, précisant que ces essais "ont déjà commencé à Lille je crois".

24 patients atteints par le coronavirus et traité avec du Plaquenil

Le Pr Didier Raoult (membre du conseil scientifique du ministre de la Santé) a affirmé lundi 16 mars que l'effet de la chloroquine contre le coronavirus était spectaculaire avec la disparition du virus en six jours auprès des trois quarts des patients. Dans une vidéo, le directeur de l'IHU de Marseille explique que 24 patients atteints par le coronavirus, ont pris du Plaquenil, l'un des noms commerciaux de la chloroquine et que six jours plus tard, seulement 25% sont encore porteurs du virus alors que 90% de ceux qui n'ont pas reçu ce traitement sont toujours positifs.

"Si les résultats sont favorables, nous aurons tous l'occasion de nous en réjouir"

Le ministre de la Santé Olivier Véran a souligné être "en liens très étroits avec le Pr Didier Raoult" et a exprimé l'espoir que ces nouveaux essais "permettront de conforter les résultats intéressants qu'il semble avoir obtenu". Mais "il est absolument fondamental d'asseoir toute décision de politique publique en santé sur des données scientifiques validées, et les processus de validation, on ne peut pas négocier avec", a-t-il martelé à propos de ces essais. "On peut raccourcir tous les délais, ce que nous avons fait", a encore souligné Olivier Véran, indiquant avoir donné "en 24 heures" l'autorisation de mener ces essais. "Si les résultats sont favorables, nous aurons tous l'occasion de nous en réjouir".

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