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Essais cliniques : AbbVie France lance son moteur de recherche à destination des patients

Publié le mercredi 28 novembre 2018

L'Entreprise biopharmaceutique internationale, AbbVie étudie actuellement plus de 30 molécules dans le monde à travers ses essais cliniques. En France, AbbVie mène des essais cliniques de phase I à IV dans 231 centres d’études dans toutes les régions de France, en onco-hématologie, en immunologie, en neurosciences et dans l’hépatite C. Afin de simplifier l’accès aux informations sur ces essais cliniques essentiels au développement de nouveaux traitements, AbbVie France lance essaiscliniques.abbvie.fr.

Conçu pour les patients et leurs proches, le site essaiscliniques.abbvie.fr a pour objectif d’informer sur le fonctionnement des essais cliniques, de faciliter une prise de décision éclairée avant de participer à un essai clinique, et de géolocaliser les essais cliniques AbbVie en France.

« Avant de participer à un essai clinique, être bien informé est essentiel pour soi ou ses proches afin de prendre la bonne décision. A travers le site essaiscliniques.abbvie.fr, nous souhaitons accompagner les malades qui veulent s’informer et ainsi devenir acteurs de leur prise en charge, tout en contribuant à faire avancer la recherche médicale. » explique Pierre-Claude Fumoleau, Président d’AbbVie France.

Le site essaiscliniques.abbvie.fr vise notamment à expliquer de manière simple l’aspect pratique et réglementaire des essais cliniques, ainsi que les bénéfices et risques pour les patients. Il a été conçu pour rendre accessible à tous des informations répondant aux questions telles que : qui conduit un essai clinique et quelles sont ses responsabilités ? Comment cela se déroule-t-il ? Que se passe-t-il une fois l’essai clinique terminé ? Où puis-je trouver un essai clinique AbbVie relatif à ma maladie ?

Le site essaiscliniques.abbvie.fr n’a pas pour vocation de remplacer l’information dispensée par les professionnels de santé. Les renseignements dispensés par AbbVie sur les essais cliniques ont pour mission d’initier ou de favoriser des échanges complémentaires entre un patient et son médecin.

Informations pratiques sur essaiscliniques.abbvie.fr
– Le site essaiscliniques.abbvie.fr a été mis en ligne cette année.
– Les informations qui apparaissent à l’issue d’une requête proviennent du
site www.clinicaltrials.gov
– Seuls les essais cliniques ouvrant bientôt au recrutement ou en cours de recrutement de
patients sont mentionnés. Ceux dont le recrutement est terminé n’apparaissent pas.

Source : AbbVie

https://www.mypharma-editions.com/essais-cliniques-abbvie-france-lance-son-moteur-de-recherche-a-destination-des-patients


Essais cliniques: l'attractivité de la France a reculé entre 2015 et 2017 (industriels)

Par AFP le 

L'attractivité de la France en termes de participation à des essais cliniques mondiaux sur de nouveaux médicaments a décliné entre 2015 et 2017, mais la situation devrait s'améliorer cette année, a annoncé mercredi la fédération française du secteur pharmaceutique (Leem).

La part de la France dans de nouveaux essais cliniques menés par des industriels du médicament dans le monde a reculé à 11,9% en 2017, contre 14,2% en 2015, selon une étude du Leem à partir de données du registre international de référence clinicaltrials.gov.

Le pays est ainsi tombé du 3e au 4e rang européen sur la période, derrière le Royaume-Uni (17,9% en 2017), l'Allemagne (17,3%) et l'Espagne (14,5%). A l'inverse de la France, la participation de ces trois pays dans des études cliniques mondiales a progressé entre 2015 et 2017.

"Nous avons traversé en 2016 et 2017 les années les plus noires pour la recherche clinique industrielle" en France, a affirmé Thomas Borel, directeur scientifique du Leem.

L'accident mortel lors d'un essai clinique d'une molécule à Rennes en janvier 2016 a d'abord affecté les essais de phases précoces en France, a-t-il rappelé.

Puis la loi Jardé, en instaurant le tirage au sort des Comités de protection des personnes (CPP) chargés d'émettre un avis préalable à toute recherche impliquant la personne humaine, a "beaucoup ralenti les dispositifs d'autorisation" des essais, a-t-il ajouté.

Quant à la mise en place progressive d'une convention unique entre les industriels et les centres d'essais cliniques, elle a d'abord "bouleversé les habitudes" de ces derniers, bien qu'allant dans le sens de la simplification des démarches, a-t-il encore estimé.

Une amélioration de l'attractivité française pour les essais cliniques industriels est toutefois attendue dès cette année, a-t-il dit.

Un plan "essais cliniques" a notamment été engagé cette année par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), avec la création d'une cellule dédiée aux essais précoces (phases I et II), sous-représentés en France, ainsi qu'un dispositif de procédure accélérée pour certaines études cliniques.

Une telle procédure sera notamment mise en place début 2019 pour des essais portant sur des médicaments très innovants de thérapie génique et cellulaire, a indiqué l'ANSM dans un communiqué séparé mercredi.

Et "depuis un an, l'ANSM a permis de sécuriser les essais précoces et de réduire en moyenne de presque 20 jours les délais globaux d'autorisation sur l'ensemble des essais cliniques", a aussi fait valoir l'Agence.

Une nouvelle loi a par ailleurs été définitivement adoptée début octobre pour améliorer les délais de l'évaluation éthique des projets d'essais cliniques. Cette loi va moduler le tirage au sort des CPP, pour tenir compte de leur disponibilité et de leur compétence dans le domaine thérapeutique concerné par chaque essai.


L'ANSM rappelle un lot de pilules contraceptives Optimizette Gé, soupçonné de contenir des comprimés inefficaces

CONTRACEPTION Une patiente a découvert à l’intérieur d’une boîte une plaquette non conforme, sans contraceptif…

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Des pilules inefficaces sont contenues dans certains lots d'Optimizette Gé (image d'illustration).

Des pilules inefficaces sont contenues dans certains lots d'Optimizette Gé (image d'illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Attention si vous prenez la pilule Optimizette Gé. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle ce jeudi un lot de ces comprimés du laboratoire Majorelle, dont une boîte s’est avérée non conforme.

C’est une patiente qui a signalé l’anomalie, après avoir remarqué une plaquette différente des autres dans sa boîte. En effet, elles ne contiennent « pas de principe actif contraceptif ». L’agence certifie qu’il n’y a aucun risque de santé pour les patientes, à part celui de prendre une pilule inefficace et donc de tomber enceinte.

Voir l'image sur Twitter

ANSM@ansm

Rappel de lot: Pilule de contraception orale OPTIMIZETTE Gé 75 microgrammes
Toutes les informations sur notre communiqué de presse: http://www.ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/Pilule-de-contraception-orale-OPTIMIZETTE-Ge-75-microgrammes-RAPPEL-DU-LOT-N-1958550 …

Comment reconnaître l’anomalie ? « Les pilules non conformes sont facilement reconnaissables. Elles sont conditionnées dans des blisters de 21 comprimés, alors que les comprimés Optimizette Gé 75 microgrammes sont conditionnés dans des plaquettes de 28 comprimés. Le blister anormal contient 21 comprimés. Le blister normal contient 28 comprimés. »

La différence entre la pilule anormale à gauche, et normale à droite.
La différence entre la pilule anormale à gauche, et normale à droite. - capture d'écran

« Quelques boîtes » concernées, selon le laboratoire

Pour être certaine que votre pilule fait partie du lot incriminé, vérifiez le numéro de série : celui des pilules concernées par une anomalie porte le nunméro 1958550 (péremption 07/2019).

« Selon les laboratoires Majorelle, ce défaut ne concerne que quelques boîtes sur la totalité des 36.700 boîtes distribuées entre le 26 janvier et le 5 avril 2018. Seul le lot 1958550 est visé », précise l’ANSM, qui invite les professionnels de santé et les femmes concernées par la prise de cette pilule à ramener les plaquettes non conformes « dans les plus brefs délais ».

Une autre boîte leur sera échangée gracieusement, ajoute l’organisme de santé. Les femmes concernées par cette pilule inefficace doivent également « se rapprocher de leur médecin pour évaluer le risque de grossesse ». « Dans l’attente de cet échange avec le médecin, et parce qu’il existe un risque de grossesse, vous devez utiliser une méthode contraceptive mécanique (préservatif, diaphragme…) », conseille l’ANSM.


A REVOIR. Enquête de santé,

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

A REVOIR Présenté par
Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse
Diffusé le 21-03-2018
Replay | Durée : 120 minutes

https://www.allodocteurs.fr/emissions/enquete-de-sante/enquete-de-sante-du-21-03-2018_26684.html

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

Thyroïde : peut-on faire confiance aux traitements ?

Des milliers de malades de la thyroïde victimes d’effets secondaires, des autorités sanitaires au cœur de la tourmente et un laboratoire assigné en justice… Huit ans après le scandale du Mediator, le Levothyrox est au cœur d’une vaste crise sanitaire.

Le Levothyrox, un médicament jusqu’ici sans histoire prescrit à plus de trois millions de personnes en France pour remplacer les hormones que la thyroïde ne produit plus. Mais depuis la commercialisation d’une nouvelle formule en 2017, la polémique n’en finit pas de grandir. Vertiges, fatigue, pertes de mémoire… Plus de 17.000 cas d’effets indésirables ont été recensés.

À quoi sont dus ces effets secondaires ? Pourquoi l’Agence du médicament a-t-elle si mal géré la crise ? Fallait-il changer l’ancienne formule ?

La crise du Levothyrox est peut-être l’arbre qui cache la forêt, car il existe d’importantes failles dans la prise en charge des troubles de la thyroïde en France. Surprescritions, surdiagnostics de cancers et ablations injustifiées. Derrière le fiasco du nouveau Levothyrox, se cache un scandale beaucoup moins médiatisé…

Des spécialistes tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs années face au dépistage excessif et au surtraitement de certains cancers de la thyroïde. Car la plupart de ces tumeurs sont des micro-cancers de type papillaire dont le pronostic est particulièrement bon et qui n’auraient pas évolué vers la maladie ou le décès.

Pourtant, chaque année en France, 45.000 personnes subissent une ablation de la thyroide alors que de nombreuses opérations pourraient être évitées. Pour les patients, les conséquences de ces interventions sont souvent lourdes et imposent la prise d’hormones de substitution à vie.

Le documentaire "Thyroïde, l’effet papillon" réalisé par Marie Bonhommet sera suivi d’un débat animé par Michel Cymes, Marina Carrère-d’Encausse et Benoît Thevenet.

Les invités :

  • Pr Martin SCHLUMBERGER, chef du service de médecine nucléaire et de cancérologie endocrinienne - Institut Gustave Roussy
  • Béate BARTÈS, présidente de l’association "Vivre sans thyroïde"
  • Pr Philippe AUTIER, médecin épidémiologiste, directeur de recherche International Prevention Research Institute (iPRI) - Lyon
  • Pr Philippe TOURAINE, chef du service d’endocrinologie et médecine de la reproduction, Institut E3M - Pitié-Salpétrière (AP-HP)

Livre :

  • 100 questions-réponses pour mieux comprendre les maladies de la thyroïde
    M. Gerson/A. Smagala/B. Bartès
    Ed. Ellipses

Une nouvelle étude tire la sonnette d’alarme sur la trop grande consommation d’antibiotiques, en particulier dans les pays émergents, et la résistance bactérienne qui en découle.

Rédigé le https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/medicaments/antibiotiques/la-surconsommation-d-antibiotiques-menace-la-sante-mondiale_24488.html

La surconsommation d'antibiotiques menace la santé mondiale
La surconsommation d'antibiotiques menace la santé mondiale

Les chiffres donnent le tournis : la consommation mondiale d'antibiotiques a augmenté de 65% entre 2000 et 2015, dopée par une utilisation qui explose dans les pays à revenu intermédiaire et faible. Pour les chercheurs, cette augmentation représente une menace pour la santé mondiale. Ils rappellent en effet que " la résistance aux antibiotiques, entraînée par la consommation d'antibiotiques, est une menace croissante pour la santé mondiale".

Publiée lundi 26 mars 2018 dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), cette étude, fondée en partie sur des projections explique que "la consommation globale totale d'antibiotiques en 2015 était estimée à 42,3 milliards de doses quotidiennes déterminées". Dans les 76 pays étudiés, l'absorption d'antibiotiques est passée de 21,1 milliards de doses quotidiennes déterminées en 2000 à 34,8 milliards en 2015. Corrélé à l'augmentation de leur Produit intérieur brut (PIB), le niveau de consommation d'antibiotiques a particulièrement augmenté dans les pays à revenu intermédiaire ou faible (LMIC): +114% en 16 ans, pour atteindre 24,5 milliards de doses quotidiennes déterminées.

Premières victimes : les pays à revenu intermédiaire ou faible

Certains pays LMIC ont dépassé le taux de consommation d'antibiotiques de pays à haut revenu. En 2015, la Turquie, la Tunisie, l'Algérie et la Roumanie faisaient ainsi partie des six pays aux taux de consommation d'antibiotiques le plus élevé, alors qu'en 2000, les cinq premiers appartenaient tous à la catégorie des pays à haut revenu. La consommation est plus faible pour les pays à haut revenu (HIC), avec 10.3 milliards de doses quotidiennes. Et entre 2000 et 2015, la hausse n'a été que de 6%. La hausse n'a été que marginale dans les trois pays leaders de la consommation dans les nations à haut revenu, les Etats-Unis, la France et l'Italie, explique l'étude.

Pour Eili Klein, chercheur au Center for Disease Dynamics, Economics & Policy et l'un des auteurs de l'étude, cette augmentation signifie "un meilleur accès à des médicaments nécessaires dans des pays avec beaucoup de maladies qui peuvent être traitées efficacement avec des antibiotiques". Mais ce point positif est vite obscurci par le chercheur. Car il existe un revers à la médaille. "Alors que de plus en plus de pays obtiennent l'accès à ces médicaments, ces taux (de consommation) augmenteront (...) ce qui conduira à des taux plus élevés de résistance" aux antibiotiques. 

La résistance aux antibiotiques, comment ça marche ?

Les antibiotiques s’attaquent aux bactéries de différentes façons pour provoquer leur destruction. Ils peuvent soit détruire leurs membranes, soit, par exemple, inhiber leur synthèse d’ADN. L’efficacité des antibiotiques a motivé leur usage important et répété dans la santé humaine et animale, à l'échelle mondiale. Problème : un mauvais usage des antibiotiques (des traitements injustifiés, trop longs, ou encore trop courts) créé une sélection (et une multiplication) des populations bactériennes équipées d’un "système de défense" contre la molécule. Ces bactéries sont dites résistantes : elles ne sont plus tuées par le médicament.

Ponctuel au départ, le phénomène de résistance est devenu massif et inquiétant. Des bactéries sont maintenant multirésistantes (elles résistent à plusieurs antibiotiques) et certaines sont même toto-résistantes, c’est-à-dire résistantes à quasiment tous les antibiotiques à la disposition des médecins. Des antibiothérapies "banales", en médecine de ville sont désormais concernées.

La résistance acquise aux antibiotiques peut résulter de plusieurs mécanismes :

  • Une mutation génétique sur un chromosome de la bactérie elle-même, qui entraîne une modification du« point-cible » de l'antibiotique : il ne  peut plus se lier à la bactérie pour la détruire. Quand la bactérie se réplique, elle transmet le gène de résistance à ses clones.
  • Un transfert de matériel génétique : quand une bactérie résistante entre en contact avec une bactérie qui ne l’est pas, même si elle est d’une autre espèce, elle peut lui transmettre son gène de résistance.

Dans les deux cas, si l’antibiotique est utilisé massivement, il joue son rôle de « sélecteur » : les bactéries résistantes se multiplient et les bactéries sensible sont éliminées.


La nourriture des fast-foods modifie nos gènes - le 05/03/2018 21:13 par djoudi

La nourriture servie dans les fast-foods n'est pas seulement mauvaise d'un point de vue nutritionnel, mais affecte notre système immunitaire et nos gènes, selon un étude de l'Université de Bonn.

Graisses et sucres sont le propre de la nourriture des fast-foods, encore appelée le "régime occidental", par ailleurs pauvre en fibres. Si le volet nutritionnel a été largement documenté par les nutritionnistes et autres diététiciens, les scientifiques s'intéressent aux conséquences de ce régime alimentaire dans un autre domaine: l'épigénétique, autrement dit l'utilisation ou la non-utilisation que fait une cellule de certains gènes par adaptation à son environnement. Pour mener leurs expériences (dont les résultats ont été publiés dans la revue Cell), les chercheurs de l'Université de Bonn ont nourrit des souris avec une alimentation similaire à celle des restaurants d'alimentation rapide. Qu'ont-ils constaté? D'une part, ces apports massifs et continus de corps gras et sucrés sont identifiés par les organismes comme une infection.

"Le régime alimentaire malsain a conduit à une augmentation inattendue du nombre de certaines cellules immunitaires dans le sang des souris, en particulier les granulocytes et les monocytes", détaille Annette Christ, postdoctorante à l'Université de Bonn.

Des gènes "capteurs de restauration rapide" activés

D'autre part, et c'est là que le problème se complique, l'étude montre que ce régime occidental rend les défenses de l'organisme plus agressives, et ce à long terme. Autrement dit, cette "infection" provoquée non pas par bactérie, mais consécutive à la prise d'une nourriture de restauration rapide a activé certains gènes, en réaction. Des "capteurs de restauration rapide" sont durablement mis en état d'alerte par les cellules immunitaires. 

"Il a été récemment découvert que le système immunitaire inné a une forme de mémoire", explique le professeur Dr. Eicke Latz, directeur de l'Institut pour l'immunité innée de l'Université de Bonn et principal auteur de l'étude. "Après une infection, les défenses du corps restent dans une sorte d'état d'alarme, de sorte qu'elles peuvent répondre plus rapidement à une nouvelle attaque."

C'est ce qu'on appelle l'"entraînement immunitaire inné". Ici, en plus de la réponse inflammatoire aiguë première, l'activation de certains gènes par ce régime alimentaire modifie à long terme la manière dont l'information génétique est lue par l'organisme, car elle change la façon dont cette information est "empaquetée" dans les cellules. Des pans entiers des brins ADN normalement inaccessibles, car enroulés autour de certaines protéines, se déploient un peu comme "une boucle suspendue à une pelote de laine". Ce qui devait rester caché est maintenant lu par les cellules, à cause des effets de certains aliments.

Ces changements épigénétiques font que "le système immunitaire réagit même aux plus petits stimuli avec des réponses inflammatoires plus fortes", explique le Dr. Latz.

Maladies cardiovasculaires et diabète de type 2

Le problème reste que même en repassant les souris à leur régime idéal à base de céréales, les modifications du système immunitaire perdurent. Mais quelles conséquences cela peut-il avoir sur la santé?

"Les études génomiques ont montré que le régime occidental avait activé un grand nombre de gènes dans les cellules progénitrices (qui produisent en se différenciant les globules rouges et blancs, NDLR). Les gènes affectés comprenaient ceux responsables de la prolifération et de la maturation", explique le Dr. Joachim Schultze de l'Institut des sciences de la vie et des sciences médicales (LIMES) de l'Université de Bonn et du Centre allemand des maladies neurodégénératives (DZNE). 

Ces réponses inflammatoires peuvent favoriser le développement accéléré de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2. "Dans l'artériosclérose, résume un communiqué de l'université de Bonn, les dépôts vasculaires typiques, les plaques, sont constitués en grande partie de lipides et de cellules immunitaires. La réaction inflammatoire contribue directement à leur croissance, car les cellules immunitaires nouvellement activées migrent constamment dans les parois des vaisseaux altérés. Lorsque les plaques deviennent trop grandes, elles peuvent éclater, conduisant à la coagulation du sang et sont emportées par la circulation sanguine et peuvent obstruer les vaisseaux. Conséquences possibles: AVC ou crise cardiaque."

Eicke Latz insiste sur la "pertinence sociétale" de ces découvertes. Elles devraient nous inciter à inculquer à nos enfants les fondements d'une alimentation saine "contre les tentations de l'industrie alimentaire".

05/03/2018 à 15h12


http://www.bfmtv.com/sante/la-nourriture-des-fast-foods-modifie-nos-genes-1388250.html#xtor=AL-68


https://www.pharmacology2000.com/learning2.htm

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La malbouffe tue plus que le tabac - le 16/02/2018 19:25 par djoudi

Selon une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet et rapportée par The Guardian, les mauvaises habitudes alimentaires sont la principale cause des décès évitables dans le monde. L’Institut de mesures et d’évaluation de la santé s’est penché sur les données de 108 pays entre 1990 et 2013 pour parvenir à une analyse globale des facteurs de risques sur la santé dans le monde.

Le constat est sans appel : malbouffe, tabac, pollution sont les principaux contributeurs des quelque 30 millions de décès évitables chaque année, dont 10 millions sont dus à l’hypertension artérielle !

La malbouffe tue plus encore que le tabac

Il en ressort que la combinaison de 14 facteurs de risques alimentaires, comme un régime pauvre en fruits et légumes, en céréales complètes ou riche en viande rouge et en boissons sucrées, est la cause de 21% des morts évitables dans le monde. Un mauvais régime favorise en effet le développement de maladies cardiovasculaires qui sont, comme le rappelle l’Organisation mondiale de la santé (l’OMS), la première cause de mortalité au monde.

malboofe tue

Le tabac arrive globalement en seconde position des principaux facteurs de risque associés aux décès, devant l’obésité et un taux de sucre trop élevé dans le sang, selon cet organe de recherche, qualifié par The Guardian comme faisant « autorité dans le travail sur les causes de maladies mortelles ». 79 facteurs de risques comportementaux, environnementaux ou professionnels ont ainsi été passés en revue.

Des variations selon les sexes et les pays concernés

Si le tabagisme arrive en seconde position chez les hommes avec 4,4 millions de décès dans le monde en 2013, il n’arrive qu’en sixième position chez les femmes (avec 1,4 million de décès).

Chez les enfants de moins de 5 ans, la malnutrition arrive en tête, avec 1,3 million de décès en 2013, principalement sur le continent africain.

L’obésité arrive en revanche en tête des risques au Moyen-Orient et en Amérique latine tandis que la pollution de l’air intérieur joue un rôle important en Asie du sud et du sud-est. En Afrique subsaharienne en revanche, les risques sont dominés par une combinaison de malnutrition infantile, d’eau contaminée, de relations sexuelles non protégées et d’alcoolisme.

30 millions de décès par an pourraient être évités

Le nombre des décès liés à des facteurs de risques évitables, comme l’hypertension non traitée ou le tabac, continue d’augmenter et a atteint plus de 30 millions dans le monde en 2013, selon une étude publiée vendredi dans la revue britannique.

Pour Ali Mokdad, l’un des auteurs de l’étude qui montre que les décès évitables ont augmenté de 23% entre 1990 et 2013, alors même que les chercheurs ont tenu compte de l’augmentation et du vieillissement de la population :

Disons-le clairement, nous nous comportons mal

Le Dr Christopher Murray, de l’Université de Washington qui a coordonné l’étude souligne pour sa part :

Il existe un grand potentiel pour améliorer la santé en évitant certains risques comme le tabac ou une mauvaise alimentation ainsi qu’en s’attaquant aux risques environnementaux comme la pollution atmosphérique.

Ali Mokdad, fait ce constat inquiétant :

Il ne nous viendrait pas à l’idée de ne pas changer l’huile dans sa voiture, mais lorsqu’il s’agit de son propre corps, nous ne faisons pas autant attention.

https://www.mieux-vivre-autrement.com/la-malbouffe-tue-plus-que-le-tabac.html

À consulter :


Troisième édition des Rencontres Internationales de Biotechnologies (RIB) 
Après les maladies rares et les maladies neurologiques, la troisième édition des Rencontres Internationales de Biotechnologies (RIB) rassemble groupes pharmaceutiques et startups, le 7 février 2018, pour accélérer les innovations en immuno-oncologie. Organisées à l'initiative du Leem et de Bpifrance, les RIB ont pour objectif de connecter des industriels internationaux et des sociétés de biotechnologies françaises. Les 20 entreprises de biotechnologies participantes ont été sélectionnées sur leur thématique de recherche, l'excellence de leur projet et la volonté de nouer des alliances avec des groupes pharmaceutiques.

Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde. D'après les chiffres de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), il était à l'origine de 8,2 millions de décès en 2012, soit près de 13 % de la mortalité mondiale. Selon les projections, la mortalité due au cancer va continuer d'augmenter pour dépasser 13,1 millions de décès en 2030. En France, le cancer est devenu la première cause de décès, devant les maladies cardiovasculaires (Rapport INCA 2016).

Devant ces enjeux colossaux de santé publique, les collaborations entre startups de la santé et industriels sont indispensables pour accélérer l'arrivée des innovations thérapeutiques jusqu'aux patients. Agiles et souvent issues de la recherche académique, les startups sont les premières à explorer de nouveaux axes de recherche.

« Les grandes entreprises et les startups appartiennent au même écosystème. Il est important de leur donner l'occasion de se rencontrer et d'échanger. Ces connexions sont essentielles à la mise en place d'une chaîne de l'innovation thérapeutique afin de proposer rapidement aux patients de nouveaux traitements », souligne Philippe Lamoureux, Directeur Général du Leem.

Dans la lutte contre les cancers, plusieurs pistes thérapeutiques ont été ouvertes ces dernières années, dont la plus récente est celle de l'immunothérapie, qui s'est développée grâce aux avancées des connaissances scientifiques sur les mécanismes biologiques en immunologie.

L'immunothérapie consiste à utiliser les défenses naturelles du patient, à mobiliser son système immunitaire afin qu'il reconnaisse à nouveau les cellules cancéreuses et qu'il les détruise ou que sa réponse soit amplifiée. Plusieurs approches scientifiques et thérapeutiques sont en cours de développement.

Pour rassembler les expertises dans ce domaine au sein des RIB, le Leem et Bpifrance ont travaillé avec 8 partenaires représentant l'ensemble de l'écosystème français de la santé. Pôles santé et cancéropoles (Cancéropole Clara, Eurobiomed, Genopole, Medicen Paris), centre anticancéreux (Gustave Roussy), Fonds financier (Matwin) et filière immuno-oncologie (MabDesign) se sont mobilisés autour de ces rencontres et ont proposé 45 dossiers de startups innovantes en France. Un jury de 17 personnalités* - investisseurs, industriels, chercheurs académiques - présidé par Christian Deleuze (Président de Sanofi Genzyme France et administrateur du Leem) - ont évalué ces dossiers et auditionné les entreprises candidates. A l'issue de cette évaluation, 20 sociétés ont été retenues pour participer aux 100 rencontres B to B et 14 sociétés pour « pitcher » pendant 7' devant l'assemblée des industriels et des investisseurs.

Au total, 20 sociétés de biotechnologies et 18 grands groupes pharmaceutiques, ainsi que 8 sociétés de capital-risque participent aux RIB 2018

Les profils des 14 entreprises de biotechnologies sélectionnées présentent une grande diversité, tant dans leur stade de développement - des toutes premières étapes de développement jusqu'aux essais cliniques - que dans leur coeur d'expertise (médicament, combinaison de thérapies, dispositifs, informatique...)

« Le secteur français de la santé regorge de sociétés très innovantes et fait partie des pôles d'excellence de la recherche et de l'industrie du pays. Au-delà de participer au financement de ces biotechs, nous sommes convaincus que les accompagner est essentiel pour accélérer leur croissance et les propulser à l'international. C'est la raison pour laquelle nous avons lancé un programme dédié « Health Tech » dans le cadre de Bpifrance Le Hub. Cet accompagnement passe notamment par la mise en relation entre startups et grands groupes. A ce titre, les RIB constituent l'un des évènements phares qui contribue à connecter les pépites françaises aux patrons de R&D des groupes pharmaceutiques internationaux », conclut Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance.

14 pépites qui « pitchent »

Affilogic (Nantes) - Développement de Nanofitins, molécules qui combinent la spécificité des anticorps avec les avantages des petites molécules chimiques. Elles sont hyperstables et 20 fois plus petites que des anticorps, résistantes à l'environnement tumoral, et d'administration simple (voie orale...).

B-Cell design (Limoges) - Immunothérapie ciblant les muqueuses avec une nouvelle classe d'anticorps monoclonaux. Deux molécules en développement, un candidat médicament en immunothérapie dans le cancer colorectal et un candidat vaccin contre le VIH.

ElyssaMed (Paris) - Traitement d'immunothérapie active, composé de plusieurs peptides antigéniques (épitopes) spécifiques des cancers du poumon (entres autres), issus de l'antigène preprocalcitonine (ppCT), et d'un adjuvant. Avec un mode d'action original, cette immunothérapie pourrait être efficace sur les patients multirésistants.

GamaMabs (Toulouse et Paris) - Anticorps monoclonaux thérapeutiques qui détruisent les cellules tumorales en activant le système immunitaire. Le projet le plus avancé est un anticorps, qui cible le récepteur 2 de l'hormone anti-müllérienne (AMHR2), actuellement testé dans les cancers gynécologiques.

Gliocure (Angers) - Société dédiée au traitement du glioblastome, la plus fréquente et la plus agressive des tumeurs du cerveau, GlioCure développe un peptide anti-mitotique de nouvelle génération spécifique aux cellules gliomales et aux cellules souches de glioblastome.

HalioDx (Marseille) - HalioDx conçoit des tests diagnostiques pour mesurer la réponse immunitaire au niveau de la tumeur et dans son environnement. Grâce à ce test, l'oncologue pourra déterminer le degré de sévérité de la tumeur du patient, prédire la réponse au traitement et définir ainsi la stratégie thérapeutique optimale.

H-Immune Therapeutics (Paris) - La société a développé une plateforme propriétaire d'immunisation in vitro (IVI) capable de générer une série d'anticorps humains qui permet d'adresser l'intégralité de la carte épitopique de toute cible thérapeutique, en bénéficiant directement des processus de maturation d'affinité in situ des lymphocytes B. H-IMMUNE déploie sa plateforme IVI pour nourrir son portefeuille interne de programme thérapeutique contre des cibles FIRST IN CLASS en I/O, et notamment un nouveau checkpoint immunitaire - Galectin-9 - impliqué dans les voies de signalisation TIM3 et CD44.

Imcheck Therapeutics (Marseille) - A partir de la connaissance fine des réseaux de communication moléculaires qui contrôlent l'action antitumorale des cellules du système immunitaire inné et acquis, Imcheck Therapeutics a identifié deux anticorps immuno-modulateurs qui pourraient permettre de rendre à nouveau visibles les cellules tumorales vis-à-vis des lymphocytes T.

Inovactis (Evry) - Hors des sentiers battus, Inovactis a choisi de travailler avec les outils de la biologie de synthèse pour créer une levure (S. cerevisiae) capable de produire des antigènes tumoraux et de déclencher une réponse immunitaire dirigée contre les cellules cancéreuses. Premier cancer ciblé : le cancer colorectal.

Nanobiotix (Paris) - Pionnier en nanomédecine, Nanobiotix développe une approche révolutionnaire dans le traitement du cancer : des nanoparticules qui, sous l'action de la radiothérapie permettent de maximiser l'absorption des rayons X à l'intérieur des cellules cancéreuses afin de les détruire plus efficacement. 7 essais cliniques sont en cours à travers le monde. La Société mène également plusieurs programmes de recherche en Immuno-Oncologie avec son produit leader NBTXR3, produit qui pourrait potentiellement apporter une nouvelle dimension à l'immunothérapie en oncologie. Nanobiotix a reçu l'autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) américaine pour un nouvel essai clinique de NBTXR3 activé par radiothérapie, en combinaison avec un anticorps anti-PD1 dans les cancers du poumon, de la tête et du cou.

NovaDiscovery (Lyon) - Spécialiste des essais cliniques in silico pour prédire l'efficacité des traitements en amont des essais sur l'homme, Novadiscovery développe des modèles mathématiques et numériques dans lesquels sont intégrées les connaissances publiées dans des millions d'articles scientifiques originaux. Cet outil a déjà été utilisé avec succès dans plusieurs aires thérapeutiques, dont l'immuno-oncologie.

Stimunity (Paris) - Issue des travaux de recherche menés à l'Institut Curie et à l'Université d'Oxford, Stimunity développe une nouvelle classe de bio-médicament pour ré-activer les défenses immunitaires contre les cancers avancés ou métastatiques. Elle utilise une technologie basée sur une particule pseudo-virale inoffensive (VLP) qui encapsule un activateur de l'immunité innée (STING), ce qui permet d'induire une bonne stimulation des lymphocytes T et de tuer les cellules cancéreuses à distance.

Theraclion (Malakoff) - Pionnier dans l'utilisation des ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), Theraclion a mis au point une solution innovante d'échothérapie, associant une thérapie par HIFU et un suivi en temps réel par échographie. Cette solution peut être combinée avec l'utilisation d'inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (PD1).

TheraVectys (Paris/Cambridge US) - Basée sur son expertise des vecteurs lentiviraux, la société développe des immunothérapies dans un large éventail d'applications : maladies infectieuses et cancers induits ou non par des virus.

6 autres entreprises de biotechnologies présentes aux rencontres B to B de l'après-midi : AltevAx (Paris/Londres), CarThera (Paris), ElsaLys Biotech (Lyon),Medsenic (Strasbourg), Oregon Therapeutics (Paris),Vaxeal (Evry)

Les entreprises pharmaceutiques participantes : Abbvie, Astra Zeneca, Biomérieux, Boehringer Ingelheim, BMS, GSK, Ipsen, Janssen, Merck, MSD, Novartis, Pfizer, Pierre Fabre, Roche, Sanofi, Servier, Takeda, Transgene, UCB.

Les partenairesdes 3èmes RIB : Medicen Paris, Eurobiomed, cancéropole Clara, cancéropole Grand Ouest, France Biotech, Genopole, Gustave Roussy, Mabdesign et Matwin.

*Le Jury : Jean-Pierre Armand (Conseiller scientifique - DITEP. Gustave Roussy), Pascale Augé (Présidente du directoire. Inserm Transfert), Jean-Christophe Barland (Directeur général de BMS France), Benoit Barteau (Chargé d'investissement Senior - Sciences de la Vie. Bpifrance), Alain Beck (Directeur du Département Physico-Chimie de l'Anticorps Pierre Fabre), Marion Cassiau (Head of Le Hub HealthTech. Bpifrance), Nathalie Chaput-Gras (Biothérapie - Biotechnologie Pharmaceutique - Laboratoire d'Immuno-Oncologie (L.I.O.) Gustave Roussy), Marie-Pierre Chevalier (Directeur des Alliances Stratégiques. Pfizer France), Emmanuel Conseiller (Directeur R&D. Matwin), Christian Deleuze (Président Sanofi-Genzyme France), Patrice Denèfle (Directeur de l'Institut Roche de recherche et de médecine translationnelle), Gilles Favre (Directeur du cancéropôle Grand Sud-Ouest), Chahra Louafi (Senior Investment Director. Bpifrance), Delphine Le Louët (Biotech & medtech senior analyst. Société générale), Luigi Ravagnan (Director, Strategic Collaborations - Headquarters Medical Oncology. BMS), Annick Schwebig (Conseiller spécial), Raphaèle Tordjman With (Women Innovating Together in Healthcare).


Sanofi a annoncé mercredi avoir demandé à l'Agence européenne des médicaments (EMA) d'évaluer le féxinidazole, "premier traitement entièrement oral" contre la maladie du sommeil, capable selon le groupe de "potentiellement contribuer" à l'élimination de cette maladie sévissant en Afrique. L'EMA adoptera un avis scientifique sur le profil bénéfice-risque de ce traitement, après consultation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans le cadre d'une procédure ne s'appliquant qu'aux médicaments destinés exclusivement aux marchés hors Union européenne, a précisé Sanofi dans un communiqué. Le groupe pharmaceutique français a développé le féxinidazole dans le cadre d'une collaboration avec l'organisation à but non lucratif Initiative Médicaments contre les maladies négligées (DNDi), avec le soutien financier de plusieurs Etats européens et fondations privés, dont la Fondation de Bill et Melinda Gates.

"Les résultats d'essais cliniques de phase II/III menés avec nos partenaires en République démocratique du Congo et en République centrafricaine (...) ont montré que ce produit est efficace et bien toléré", selon Nathalie Strub-Wourgaft, directrice médicale de la DNDi, citée dans le communiqué. Il vise à traiter toutes les phases de la maladie du sommeil et à éviter les hospitalisations systématiques et des ponctions lombaires, alors que le traitement standard actuel associe un médicament par voie orale et des injections intraveineuses, a précisé Sanofi. Ce nouveau traitement "pourrait représenter une avancée majeure" pour les patients et "potentiellement contribuer à l'élimination de la maladie prévue dans la feuille de route à l'horizon 2020 de l'OMS", selon Ameet Nathwani, directeur médical du groupe.

Egalement appelée trypanosomiase humaine africaine (THA), la maladie du sommeil est une maladie tropicale endémique dans les pays d'Afrique subsaharienne. En l'absence d'un diagnostic et d'un traitement rapides, elle est habituellement mortelle car le parasite envahit le système nerveux central. Près de 60 millions de personnes, vivant principalement dans les régions rurales d'Afrique orientale, occidentale et centrale, y sont exposées.

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